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Le gouvernement veut faire de l’EFTP le moteur industriel du Ghana

  • Date de création: 11 juin 2025 07:26

(Agence Ecofin) - Avec seulement 43 % des jeunes de 15 à 24 ans engagés dans l’enseignement et la formation techniques et professionnels (EFTP), le Ghana cherche à élargir l’accès à cette filière et à renforcer son attractivité pour mieux répondre aux exigences du marché du travail. 

Lors de la présentation du rapport final du Forum national sur l’éducation la semaine dernière, Clement Apaak (photo), vice-ministre de l’Éducation, a plaidé pour un engagement renforcé en faveur de l’EFTP. Selon lui, sans un investissement structuré et pérenne, le pays ne pourra atteindre ses ambitions de développement. Ce message, relayé sur son compte X, intervient alors que l’EFTP, souvent considéré comme une voie secondaire, peine à combler le fossé entre formation et emploi, freinant ainsi les perspectives d’industrialisation. 

Le gouvernement prévoit une série de mesures pour faire de l’EFTP un pilier de sa stratégie industrielle et améliorer l’insertion professionnelle des jeunes. « Nous construirons des centres d’EFTP modernes et bien équipés dans chaque région. Nous mettrons aussi en place des partenariats solides avec le secteur privé, afin que la formation mène réellement à l’emploi ou à l’entrepreneuriat », a précisé Clement Apaak. 

Bien que le budget de l’EFTP ait augmenté de 224 % depuis 2018, les inscriptions dans cette filière au niveau supérieur sont restées quasi stables entre 2015/2016 et 2019/2020 (52 765 contre 56 610), selon un rapport de la CTVET publié en 2021. Ce décalage entre l’investissement consenti et la stagnation de la fréquentation met en lumière un enjeu majeur : la nécessité de renforcer l’attractivité de cette filière et de l’aligner davantage sur les besoins économiques. 

La volonté politique affichée par les autorités devra maintenant se traduire en actes concrets. La construction d’infrastructures modernes et la collaboration avec les entreprises sont des avancées nécessaires, mais qui demanderont des ressources durables. Il sera aussi crucial de veiller à la qualité de l’enseignement et à la reconnaissance des diplômes sur le marché du travail. 

Félicien Houindo Lokossou (stagiaire)

Edité par Sèna D. B. de Sodji

Lire aussi:

20/02/2025 - Ghana : consultations nationales sur l’éducation

27/01/2025 - Congo : une initiative pour faciliter la formation supérieure des bacheliers de l’EFTP

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