(NEEMBA) - Partenaire de la 8e édition de la Semaine des activités minières d’Afrique de l’Ouest (SAMAO), Neemba Burkina veut renforcer son ancrage dans la chaîne de valeur minière locale. Reconditionnement d’équipements, formation de techniciens, développement de l’emploi local et mutualisation des compétences à l’échelle régionale : le groupe entend dépasser son rôle de distributeur pour accompagner les besoins industriels croissants du secteur extractif.
La huitième édition de la Semaine des activités minières d’Afrique de l’Ouest (SAMAO), organisée du 14 au 19 septembre 2026 à Ouagadougou, était placée sous le thème « Gouvernance des ressources extractives : enjeux géopolitiques, défis et opportunités pour les États africains ». Couplée à la première Semaine de l’Énergie, des Mines et des Hydrocarbures de l’AES (SEMH-AES), elle a notamment remis au centre des échanges la question de la création de valeur locale autour des ressources extractives.

Partenaire de l’événement, Neemba Burkina y a mis en avant un positionnement qui dépasse la seule distribution d’équipements, avec un accent sur la maintenance, les capacités industrielles locales et la formation.
Pour Emir SANOH, Directeur Pays de Neemba Burkina, la disponibilité des équipements est au cœur des enjeux des opérateurs miniers : « Au Burkina Faso comme dans les autres pays de l’AES, les équipements sont au cœur de la production minière. L’enjeu est de les maintenir opérationnels pour assurer la continuité de l’activité. »
Le poids du secteur donne une dimension particulière à ces enjeux : selon le rapport ITIE 2024, les industries extractives représentaient 15,1 % du PIB burkinabè et près de 70 % des exportations du pays, pour plus de 635 milliards de FCFA de paiements générés.
Renforcer les capacités et les compétences locales
Cette évolution des besoins pousse les équipementiers à renforcer leurs capacités locales. Depuis 2014, Neemba dispose à Gampéla, près de Ouagadougou, d’un centre de reconditionnement de composants capable de reconstruire des composants et certaines machines complètes. Deux tombereaux pour exploitations minières y ont notamment été reconstruits en 2026.
« Auparavant, nous devions envoyer certains composants à l’étranger pour les faire reconstruire ou les remplacer par des composants neufs importés. Aujourd’hui, nous disposons au Burkina Faso des compétences et des moyens techniques pour les reconditionner sur place conformément aux spécifications du constructeur. », souligne Emir SANOH. Selon lui, cette capacité permet de réduire les expéditions, les délais logistiques et les temps d’immobilisation des équipements, tout en renforçant les compétences techniques disponibles au Burkina Faso.
Cette logique de localisation passe également par l’emploi et la formation. Neemba Burkina compte 502 collaborateurs, dont 497 Burkinabè. « Chez Neemba Burkina, environ 99 % de nos effectifs sont burkinabè », indique le Directeur Pays. L’entreprise dispose aujourd’hui de sites à Ouagadougou et Bobo-Dioulasso et prévoit l’ouverture d’une troisième implantation à Banfora.
Le groupe affirme par ailleurs consacrer plus de 10 000 heures de formation annuelles pour le développent des compétences de ses collaborateurs. Près de 70 jeunes ont été recrutés depuis 2023 et une cinquantaine de bourses ont été attribuées depuis 2022 à de jeunes femmes engagées dans des filières techniques.
Des capacités à mutualiser à l’échelle régionale
La dimension régionale était également au cœur de cette édition de la SAMAO, organisée parallèlement à la première SEMH-AES. Le Burkina Faso, le Mali et le Niger cherchent notamment à renforcer leur coopération dans les secteurs minier, énergétique et industriel.
Présente dans les trois pays depuis plusieurs décennies, Neemba estime pouvoir s’appuyer sur cette implantation pour mutualiser certaines capacités techniques. « L’enjeu est de mutualiser les compétences et les capacités », explique Emir SANOH. Le groupe fonctionne, selon lui, en réseau intégré, avec la possibilité de mobiliser des compétences présentes dans différents pays en fonction des besoins.
Le centre de reconditionnement de Ouagadougou intervient ainsi également pour des besoins provenant d’autres marchés de la région, notamment du Mali. Une illustration, pour Neemba, de la possibilité de développer au Burkina Faso des capacités industrielles susceptibles de servir un marché dépassant les frontières nationales.
Le triptyque équipements, services et financement
Le développement des services ne fait toutefois pas disparaître l’enjeu du financement des équipements. Pour les opérateurs, notamment dans le secteur minier, l’accès à des solutions adaptées reste une contrainte importante.
Neemba indique ainsi avoir diversifié son offre entre équipements neufs, matériels d’occasion et location, tout en travaillant avec des partenaires financiers au Burkina Faso afin de développer des solutions adaptées aux capacités d’investissement de ses clients.
À mesure que les États africains cherchent à capter une part plus importante de la valeur générée par leurs ressources extractives, la question ne porte donc plus uniquement sur l’exploitation des gisements. Elle concerne aussi la capacité à développer localement les métiers, les infrastructures techniques, la maintenance et les services industriels qui gravitent autour des mines.
Pour Neemba Burkina, c’est sur cette évolution que se joue une partie de la prochaine phase de développement du secteur : faire progresser, parallèlement aux investissements miniers, les compétences et les capacités industrielles disponibles localement.

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