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Avec l’appui de la Banque mondiale, le Bénin veut accroître sa production d’anacarde

  • Date de création: 22 mai 2025 10:52

(Agence Ecofin) - En Afrique de l’Ouest, le Bénin est l’un des principaux producteurs d’anacarde aux côtés de la Côte d’Ivoire et du Nigéria. Alors que la filière s’oriente davantage vers la transformation locale, le gouvernement met en place des initiatives pour assurer la pérennité de la production de noix brute.

Au Bénin, le gouvernement veut accompagner le développement de 7 000 hectares de nouvelles plantations d’anacardiers et la réhabilitation de 60 000 hectares d’anciennes plantations d’ici 2026. L’information a été annoncée le 15 mai dernier, lors du lancement officiel de l’édition 2025 de la campagne nationale de mise en terre des plants performants d’anacardiers à Savalou.

Selon les autorités, cette ambition sera réalisée dans le cadre du Projet d’Appui à la compétitivité des filières agricoles et à la diversification des exportations (PACOFIDE). Ce projet qui a déjà obtenu un financement de 150 millions $ de la Banque mondiale en juin 2024, négocie l’obtention d’un nouvel appui de 159 millions $ auprès de l’institution financière pour la réalisation de ses activités, d’après Gaston Dossouhoui, ministre de l’Agriculture.

Une volonté de renforcer la production locale

Avec l’établissement de nouvelles plantations et la réhabilitation des vergers vieillissants, le gouvernement cherche non seulement à étendre les superficies de cultures, mais aussi à améliorer la productivité de la filière en misant sur l’adoption de pratiques agricoles plus performantes. « Le projet ambitionne de passer d’un rendement d’environ 450 kg/ha à 800 kg/ha en 2026 avec de nouvelles mesures d’amélioration des performances des acteurs », a révélé Dr Samuel Akpovi, spécialiste en appui à la productivité agricole du PACOFIDE.

Si les retombées de ces nouvelles plantations ne seront pas immédiates, elles pourraient néanmoins permettre de consolider la dynamique de croissance de la production observée actuellement dans la filière au cours des années à venir. Selon les données compilées par la Direction des statistiques agricoles (DSA), la production de noix de cajou au Bénin a en effet affiché un taux de croissance annuel moyen de 9,87 % ces 5 dernières années, passant de 137 926 tonnes en 2020 à 201 000 tonnes en 2024. Les projections formulées par le gouvernement tablent sur une récolte de 225 000 tonnes en 2025.

Cette montée en puissance de la production est d’autant plus cruciale que le pays mise désormais sur la transformation locale pour créer davantage de valeur ajoutée. Depuis avril 2024, le gouvernement a en effet interdit l’exportation de noix brute, afin de favoriser l’approvisionnement des unités industrielles nationales.

Ce contexte incite les industriels à investir davantage dans l’accroissement de leur capacité de transformation pour capter une plus grande part des récoltes. À titre indicatif, l’entreprise Bénin Cashew SA a obtenu en avril dernier une facilité de 10 milliards de FCFA (17,3 millions $) auprès de la Banque d’Investissement et de Développement de la CEDEAO (BIDC) pour cofinancer la construction de 5 usines de transformation de noix de cajou brutes et d’une usine de production de baume de cajou dans la zone industrielle de Glo Djigbé (GDIZ).

Stéphanas Assocle

Édité par Wilfried ASSOGBA

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16/05/2025 - Sénégal : les transformateurs d’anacarde redoutent la répétition de la crise de 2024

30/04/2025 - Ce qu’il faut savoir sur la filière anacarde en Guinée en 4 points clés

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