Facebook Agence Ecofin Twitter Agence Ecofin LinkedIn Agence Ecofin
Instagram Agence Ecofin Youtube Agence Ecofin Tik Tok Agence Ecofin WhatsApp Agence Ecofin

Le Tchad obtient 16 millions $ du Fonds de l’OPEP en soutien à la riziculture

  • Date de création: 20 octobre 2025 04:28

(Agence Ecofin) - Le Tchad est le deuxième producteur de riz en Afrique centrale après le Cameroun. Alors que la récolte annuelle reste encore insuffisante pour couvrir les besoins du marché local, le gouvernement attire de nouveaux investissements dans des projets visant le développement de la filière.

Au Tchad, le gouvernement vient de négocier l’obtention d’un prêt de 16 millions $ du Fonds de l’OPEP pour le développement international (OPEC Fund) au profit de la filière riz. L’annonce a été faite dans un communiqué publié le jeudi 16 octobre dernier sur le site du ministère du Commerce et de l’Industrie.

L’enveloppe annoncée sera consacrée au financement de la troisième phase du Projet de développement de la riziculture intégrée dans la plaine du Chari-Logone (PDRICL 3). Ledit projet lancé depuis 2014 vise à moderniser la riziculture irriguée, dans les régions méridionales et centre-sud du Tchad à travers des aménagements hydroagricoles, la construction de magasins de stockage et d’aires de séchage, ainsi qu’un appui technique et matériel aux producteurs afin d’accroître les rendements dans la filière riz.

Si les détails concernant le calendrier de programmation de la troisième phase du projet, les objectifs spécifiques et les régions ciblés, ne sont pas encore précisés, les différentes interventions permettront de soutenir la dynamique de croissance observée dans la filière tchadienne depuis quelques années.

Selon les données compilées par la Banque des États de l’Afrique centrale (BEAC), la production de riz paddy au Tchad a grimpé de 55 % d’une année sur l’autre pour atteindre 347 000 tonnes en 2024, signant par la même occasion un record pour la filière.

En dépit de cette amélioration, le pays reste dépendant des importations pour satisfaire la demande intérieure. D’après les informations relayées par les médias locaux, le pays importe entre 150 000 et 200 000 tonnes de riz usiné par an pour combler ses besoins. Dans le cadre de son nouveau plan de développement national « Tchad Connexion 2030 » lancé en juin dernier, N’Djamena se fixe d’ailleurs pour objectif de porter la production nationale de riz paddy à 1,62 million de tonnes d’ici 2030, soit à un niveau cinq fois plus élevé que l’offre actuelle, en vue d’assurer l’autosuffisance et de se lancer dans les exportations.

Stéphanas Assocle

Édité par Wilfried ASSOGBA

Lire aussi:

12/10/2025 - Comment le marché africain du riz a évolué sur la dernière décennie

02/10/2025 - Bénin : la filière riz se dote d’une interprofession

Sur le même thème
Le Ghana a recours aux importations pour la quasi-totalité de ses besoins en engrais. Jusqu’ici marginal, le segment des engrais organiques suscite un intérêt...
La Banque ouest-africaine de développement va débloquer 45 milliards FCFA pour la troisième phase du Programme d’appui à la mécanisation agricole et à l’irrigation...
La Côte d’Ivoire et le Ghana s’imposent respectivement comme les 1er et 2ème producteurs mondiaux de cacao. Sur un marché volatil, les prix bord...
Au Sénégal, l’élevage représente environ 4 % du PIB et fait vivre près d’un tiers des ménages. Ces dernières années, le vol de bétail s’est...