Facebook Agence Ecofin Twitter Agence Ecofin LinkedIn Agence Ecofin
Instagram Agence Ecofin Youtube Agence Ecofin Tik Tok Agence Ecofin WhatsApp Agence Ecofin

Bétail : le Nigéria compte doubler la taille de son cheptel d’ici 2035

  • Date de création: 16 avril 2025 18:17

(Agence Ecofin) - Au Nigéria, l’élevage représente environ 9 % du PIB agricole. Désireux de renforcer cette contribution à l’économie nationale, le gouvernement entend faire de l’industrie des aliments pour animaux l’un des piliers de sa nouvelle stratégie de développement du secteur.

Au Nigéria, le gouvernement ambitionne de faire passer à environ 400 millions, le nombre de têtes du cheptel national au cours des 10 prochaines années. C’est ce qu’a révélé Idi Maiha, ministre du Développement de l’élevage, le mardi 15 avril.

Cet objectif représente plus du double de la taille du cheptel, principalement constitué d’ovins, caprins et bovins, qui était évalué à 166 millions de têtes en 2021. Selon le responsable, une telle croissance permettrait également de plus que doubler la contribution du secteur de l’élevage au PIB, à 74 milliards $ d’ici à 2035 contre 32 milliards $ actuellement.

Dans le cadre de cette ambition, les autorités comptent principalement sur la mise en œuvre d’une politique nationale en cours d’élaboration pour développer la production d’aliments et fourrages en vue de soutenir les éleveurs.

L’intention affichée par le gouvernement est de résoudre l’insuffisance de l’offre, le mauvais contrôle de la qualité, la faiblesse du cadre réglementaire et la participation limitée du secteur privé dans l’industrie des aliments pour animaux.

« Cette nouvelle politique représente une réponse stratégique et inclusive à ces défis. Elle propose un cadre exhaustif pour améliorer la production d’aliments et de fourrages, stimuler les investissements, soutenir la recherche et le développement, assurer le respect des normes de qualité et améliorer la coordination entre les parties prenantes », explique M. Maiha.

« Il s’agit de la première politique du pays qui encadrera la production, la transformation, la commercialisation et l’utilisation des aliments et fourrages au Nigéria », souligne pour sa part Winnie Lai-Solarin, directrice du développement des ruminants et monogastriques au sein du ministère du Développement de l’élevage.

Alors que les aliments et fourrages représentent plus de 70 % des coûts de production dans l’élevage, l’enjeu ne sera pas seulement d’assurer une production en quantité suffisante, mais aussi d’en faciliter l’accès aux éleveurs.

Stéphanas Assocle

Édité par Wilfried ASSOGBA

Lire aussi:

11/04/2025 - Le Burkina Faso veut se positionner sur le segment de l’exportation de viande

03/03/2025 - Les pays africains peuvent accroitre leur présence sur le marché saoudien de la viande

15/04/2025 - Nigéria : la filière oignon augmente sa capacité de stockage de 10 000 tonnes

Sur le même thème
Le Ghana a recours aux importations pour la quasi-totalité de ses besoins en engrais. Jusqu’ici marginal, le segment des engrais organiques suscite un intérêt...
La Banque ouest-africaine de développement va débloquer 45 milliards FCFA pour la troisième phase du Programme d’appui à la mécanisation agricole et à l’irrigation...
La Côte d’Ivoire et le Ghana s’imposent respectivement comme les 1er et 2ème producteurs mondiaux de cacao. Sur un marché volatil, les prix bord...
Au Sénégal, l’élevage représente environ 4 % du PIB et fait vivre près d’un tiers des ménages. Ces dernières années, le vol de bétail s’est...