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Nigéria : la filière oignon augmente sa capacité de stockage de 10 000 tonnes

  • Date de création: 15 avril 2025 10:29

(Agence Ecofin) - En Afrique de l’Ouest, le Nigéria est le premier producteur et le principal marché de consommation d’oignon. Face aux défis persistants des pertes post-récolte qui affectent la commercialisation du légume, le gouvernement encourage l’investissement du secteur privé dans les infrastructures de stockage.

Au Nigéria, John Owan Enoh, ministre de l’Industrie et de l’Investissement, a inauguré, le lundi 14 avril, une installation de stockage d’oignons basée à Dawakin Kudu, dans l’État de Kano. D’un coût total de 10 milliards de nairas (6,2 millions de dollars), la construction de cette infrastructure est l’œuvre de l’entreprise indienne PRISM Foods Limited.

Selon les informations relayées par les médias locaux, cette installation est dotée d’une capacité de stockage de 10 000 tonnes d’oignons. D’après les autorités, ce nouvel investissement devrait contribuer à réduire les pertes post-récoltes qui concernent environ 50 % de la production chaque année, en particulier dans le nord du pays.

« En offrant une solution de stockage fiable pour les oignons et autres produits périssables, cette installation jouera un rôle clé dans le développement agricole du pays », a-t-il déclaré. Selon les données du ministère de l’Agriculture, la production d’oignon au Nigéria a atteint 1,53 million de tonnes en 2021. 

Avec une contribution de 8 %, soit 124 440 tonnes, l’État de Kano était le cinquième fournisseur du pays derrière les États d’Adamawa, Sokoto, Zamfara et Kebbi. Il est important de souligner qu’au Nigéria, le taux élevé de pertes post-récolte ne s’explique pas uniquement par le manque d’infrastructures de stockage. 

Une étude menée en 2023 dans l’État de Kaduna a mis en évidence d’autres facteurs majeurs parmi lesquels figurent les maladies fongiques et les ravageurs, le dessèchement ainsi que les blessures mécaniques. « La moisissure noire, la brûlure du collet (Colletotrichum), la brûlure des feuilles due au Stemphylium ainsi que la tache pourpre figurent parmi les principales maladies fongiques responsables de pertes post-récolte importantes dans la filière oignon.Les ecchymoses (ou meurtrissures) des oignons, généralement causées par un transport et un emballage inadéquats, entraînent également des dommages et des pertes post-récolte importantes », peut-on lire dans le rapport de l’étude.

Ces constats mettent en évidence la nécessité d’adopter une approche intégrée pour réduire ces pertes. Au-delà des infrastructures, cela implique de renforcer la formation des producteurs sur les bonnes pratiques de récolte et de post-récolte, d’améliorer les techniques d’emballage et de transport, mais aussi d’améliorer l’accès à des intrants de qualité (fongicides, variétés résistantes, équipements).

Stephanas Assocle

Édité par Wilfried ASSOGBA

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10/04/2025 - Sénégal : le gouvernement anticipe une production record d’oignon en 2025

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