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Gabon : vers une administration scolaire mieux structurée et des carrières claires

  • Date de création: 13 janvier 2026 04:55

(Agence Ecofin) - Face à une paralysie prolongée des cours dans l’enseignement public, l’État gabonais engage une action décisive pour régulariser les situations administratives et financières des agents de l’éducation, une mesure clé pour apaiser le climat social et rétablir le fonctionnement normal du système éducatif.

Au Gabon, le gouvernement accélère le traitement des dossiers pour la régularisation des situations administratives et financières de 3000 enseignants. Cette décision fait suite aux négociations menées le dimanche 11 janvier entre la Commission interministérielle et le collectif d’enseignants. L’objectif affiché est de répondre rapidement aux retards accumulés dans les intégrations, reclassements et rappels de solde, tout en rétablissant la confiance et la continuité des cours dans les établissements publics.

Sous la coordination du vice‑président du Gouvernement Hermann Immongault, les ministères de l’Éducation nationale, des Finances et de la Fonction publique ont mis en place un processus accéléré de traitement des dossiers. Les bénéficiaires incluent des enseignants permanents, contractuels et bénévoles dont la situation administrative ou financière restait irrégulière, assurant ainsi la sécurité de leur carrière et de leur rémunération.

Cette mesure entend répondre aux revendications exprimées depuis décembre 2025 par les syndicats SENA (Syndicat national des enseignants du Gabon) et SYNETECPRO (Syndicat national des enseignants techniques et professionnels), ainsi que le collectif SOS Éducation. Ces organisations dénonçaient la lenteur des régularisations, l’absence de titularisation et des conditions de travail jugées insuffisantes. La grève avait paralysé la reprise des cours, laissant de nombreuses classes vides et augmentant le risque de retard dans le programme scolaire.

L’initiative s’inscrit dans un contexte budgétaire favorable, avec un budget de 272,15 milliards FCFA (soit 484 millions de dollars) alloué au ministère de l’Éducation nationale pour 2026, en hausse de plus de 130 milliards par rapport à 2025. Selon les informations officielles, ces ressources permettront de moderniser le système éducatif pour une « amélioration du cadre d’apprentissage et des conditions de travail des enseignants ».

Félicien Houindo Lokossou

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