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Un projet de terres rares à 326 millions $ à nouveau retardé en Afrique du Sud

  • Date de création: 28 octobre 2025 16:41

(Agence Ecofin) - Face à la domination de la Chine dans les terres rares, les pays occidentaux mettent de plus en plus l'accent sur la sécurisation des sources de production. Une dynamique qui oriente les projecteurs vers l’Afrique et ses nouveaux projets, dont Phalaborwa.

En Afrique du Sud, la compagnie minière britannique Rainbow Rare Earths prévoit désormais pour 2026 la finalisation de l’étude de faisabilité définitive (DFS) de son projet de terres rares Phalaborwa. L’annonce faite le lundi 27 octobre dans son rapport financier, marque un nouveau report dans le calendrier de cette étude technique dont l’achèvement était initialement prévu pour le premier semestre 2025. 

En mars dernier, la société avait déjà repoussé cette échéance à fin 2025. Si les raisons de cette nouvelle mise à jour n’ont pas été précisées, cette situation peut posiblement s’expliquer par les défis rencontrés dans l’implémentation du procédé d’exploitation choisi. Pour exploiter Phalaborwa, Rainbow Rare Earths compte en effet extraire les terres rares non pas d’un minerai brut, mais de résidus industriels appelés « phosphogypses ». L’idée étant de mettre en place une méthode économiquement viable et réduisant les coûts de production.

La finalisation de la DFS devrait, apprend-on, ouvrir la voie vers le financement du projet, en vue d’un démarrage de la phase de construction en 2027. Selon une étude préliminaire publiée fin 2024, Phalaborwa devrait nécessiter un investissement de 326 millions USD. Ce financement recouvrable sur 2 ans, devrait soutenir le développement d’une mine capable de produire annuellement environ 1900 tonnes d’oxydes de terres destinés aux aimants, sur une durée de vie de 16 ans.

De quoi en faire une source de production de terres rares hors Chine, le leader mondial en matière de production et de raffinage de ces métaux stratégiques pour la transition énergétique mondiale. Rappelons que le projet bénéficie déjà du soutien de l’agence américaine DFC, qui s’est engagée à y injecter 50 millions USD via la société d’investissement TechMet.

Aurel Sèdjro Houenou 

Edité par : Feriol Bewa

Lire aussi : 22/10/2025 - L’intérêt américain pour les terres rares de Longonjo en Angola se précise avec un nouvel accord

29/09/2025 - Lofdal, Kameelburg, Eureka… : une filière terres rares prend forme en Namibie

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