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Automobile : même sans production locale, Nissan veut renforcer sa présence en Afrique du Sud

Automobile : même sans production locale, Nissan veut renforcer sa présence en Afrique du Sud
  • Date de création: 23 septembre 2026 03:49

(Agence Ecofin) - Après avoir vendu son usine de Pretoria au chinois Chery en début d’année, le constructeur japonais cherche à préserver sa place en Afrique du Sud, premier marché automobile du continent, en réorganisant son approvisionnement depuis ses autres sites de production.

En Afrique du Sud, Nissan cherche à relancer ses ventes et à restaurer la confiance des clients et des concessionnaires. Pour ce faire, le constructeur japonais y a lancé, lundi 21 septembre, le Tekton, un SUV entièrement fabriqué en Inde. Ce modèle marque concrètement le passage vers une organisation dans laquelle les véhicules destinés au marché sud-africain sont désormais produits à l’étranger avant d’être acheminés dans le pays.

Des véhicules désormais acheminés depuis l’Inde

Le changement est déjà concret. Dès début septembre, Nissan a annoncé l’expédition d’un premier lot de plus de 1 300 Tekton vers l’Afrique du Sud, le Bhoutan et le Népal en provenance de l’Inde.

Le constructeur prévoit d’élargir cette offre avec le nouveau X-Trail déjà lancé en Afrique du Sud, puis avec une version modernisée du Navara et la huitième génération du Patrol au cours de son exercice actuel. D’autres modèles doivent suivre l’année prochaine, ce qui pourrait progressivement augmenter les volumes de véhicules importés.

Pour Nissan, ce changement s’explique d’abord par l’arrêt de la production locale. Jordi Vila, président de Nissan Afrique, explique que le groupe automobile cherche désormais à maximiser les capacités de ses autres usines. Les modèles destinés à l’Afrique du Sud peuvent ainsi être fabriqués dans ces sites, puis acheminés vers le marché sud-africain.

Cette réorganisation change le parcours des véhicules. Le transport international, le passage par les ports et l’acheminement terrestre deviennent ainsi des maillons essentiels de la distribution de la marque dans le pays.

Un marché sud-africain déjà très dépendant des importations

Le choix du constructeur japonais intervient dans un marché où les véhicules importés prennent déjà une place croissante. D’après le Conseil des entreprises automobiles d’Afrique du Sud (NAAMSA), la nation arc-en-ciel a importé 391 287 véhicules légers en 2025, soit 28,6 % de plus qu’en 2024. Les importations représentaient alors 69,1 % des ventes de véhicules légers, contre 62,7 % un an auparavant.

L’Inde constitue la principale origine de ces véhicules. Les constructeurs indiens ont fourni 219 796 unités à l’Afrique du Sud en 2025, soit 56,2 % des importations de véhicules légers. La Chine arrivait ensuite avec 91 326 véhicules, représentant 23,3 % des importations.

Cette évolution se reflète directement dans les volumes traités par les infrastructures portuaires. Transnet Port Terminals a manutentionné 910 424 véhicules entièrement assemblés durant l’exercice 2025/26, dont 42 % à l’importation.

Pour le constructeur nippon, l’enjeu se déplace désormais vers la maîtrise de ces nouveaux circuits d’approvisionnement. La régularité des acheminements, la fluidité du passage par les infrastructures portuaires et la distribution jusqu’aux concessionnaires seront déterminantes pour maintenir une offre disponible sur le marché sud-africain.

Félicien Houindo Lokossou

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26/01/2026 — Afrique du Sud : Nissan cède son usine historique à un constructeur chinois

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