(Agence Ecofin) - Au Burkina Faso, l’élevage contribue à hauteur de 18 % au PIB. Le développement des filières bétail et viande fait partie des axes d’interventions stratégiques définis par le gouvernement pour assurer la souveraineté alimentaire du pays.
Au Burkina Faso, le gouvernement a approuvé mercredi 20 novembre en Conseil des ministres, la nationalisation de 2 entreprises stratégiques dans le secteur de l’élevage pour cause d’utilité publique. Il s’agit notamment de la Société de production de lait et de produits laitiers (SOPROLAIT-SA) en activité depuis 2004 et de la Société de fabrique d’aliments pour bétail (SOFAB) opérationnelle depuis 2009, toutes deux basées à Koubri.
Selon les autorités, les contre-performances et les dysfonctionnements constatés au sein de ces entités, mettent en péril les objectifs nationaux de soutien aux filières animales et halieutiques dans le cadre de l’Offensive agropastorale et halieutique 2023-2025, programme phare du gouvernement pour assurer la souveraineté alimentaire.
Le principal grief contre la SOPROLAIT-SA est l’absence d’une unité de production de lait qui est pourtant sa raison d’être depuis son entrée en service, et ce, malgré les soutiens reçus de l’État. En ce qui concerne la SOFAB, les autorités évoquent un fonctionnement limité à seulement 20 % de sa capacité installée, estimée à 100 tonnes d’aliments pour animaux par jour, une baisse de 35 % de son chiffre d’affaires entre 2021 et 2023, ainsi qu’une situation de surendettement préoccupante.
« La nationalisation de la SOPROLAIT-SA permettra entre autres à l’État d’éviter sa faillite, d’opérer des réformes immédiates et essentielles pour amorcer la transformation du lait et des produits laitiers au Burkina Faso. La nationalisation de la SOFAB vise à préserver les investissements publics, à prévenir la faillite de l’entreprise et à assurer sa relance », peut-on lire dans le communiqué du Conseil des ministres.
Selon les données compilées sur la plateforme Trade map, le pays des hommes intègres a importé plus de 22 500 tonnes de laits et produits dérivés d’une valeur s’élevant à plus de 29,5 millions $ sur le marché international en 2023.
Stéphanas Assocle
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