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Café : la consommation mondiale attendue à un niveau record en 2025/2026

  • Date de création: 03 juillet 2025 08:28

(Agence Ecofin) - Le café est la troisième boisson la plus consommée au monde après l’eau et le thé. Le marché ne connaît pas la crise malgré la hausse record des prix.

La soif mondiale pour le café continuera en 2025/2026. D’après le dernier rapport du Département américain de l’agriculture (USDA) paru en juin dernier, la consommation globale de fèves devrait atteindre 169,4 millions de sacs (1 sac = 60 kg) sur ladite campagne qui débutera en octobre prochain contre 166,5 millions de sacs un an plus tôt.

Il s’agirait d’un nouveau record dans l’utilisation des grains qui vient confirmer la demande soutenue enregistrée sur la dernière décennie. Depuis 2015/2016, le volume global de café consommé dans le monde a grimpé de plus de 16 millions de sacs avec le maintien de la dynamique dans les marchés traditionnels, mais aussi l’émergence de la demande intérieure dans des pays comme l’Indonésie, le Moyen-Orient et surtout en Chine.

Dans l’Empire du Milieu, la consommation de café a ainsi plus que doublé entre 2014/2015 et 2024/2025 passant de seulement 2,4 millions de sacs à environ 5,6 millions de sacs, un niveau qui fait désormais du pays, le 6e consommateur mondial derrière l’UE, les USA, le Brésil, les Philippines et le Japon.

Ceci en raison de l’occidentalisation des styles de vie, notamment au niveau de la couche juvénile qui préfère de plus en plus le café au thé, tendance qui conduit à un essor rapide des chaînes de distribution aussi bien par les marques locales que par les géants étrangers comme Starbucks.  

Une demande à toute épreuve ?

Les prévisions optimistes de l’USDA, si elles se confirment, seraient une nouvelle illustration de la résilience de la demande de café dans un contexte de hausse des prix en 2024. Le café arabica utilisé principalement dans les mélanges torréfiés et moulus a affiché un gain de 69 % clôturant à 3,14 $ pour la livre avec un pic à 3,48 $ le 10 décembre dernier.

Pour sa part, la variété robusta entrant dans la fabrication du café instantané a vu ses cours grimper de 72 % au cours de l’année, la clôturant à 4 875 $ la tonne, après un sommet de 5 528 $ enregistré le 28 novembre.

Si certains avaient redouté que cela n’affecte la demande, certains analystes indiquent que cela reste encore peu probable. Et pour cause, d’après la FAO, les dépenses en café représentent moins de 1 % des dépenses annuelles des ménages dans l’UE et aux USA qui représentent près de 40 % du volume consommé et la demande en café est peu sensible aux variations de prix.

Par ailleurs, selon l’organisme onusien, une augmentation de 1 % des prix internationaux du café n'entraîne qu’une augmentation de 0,24 % du prix de détail après 19 mois dans l’UE et de 0,2 % aux USA après 13 mois.  

Il faut savoir que les torréfacteurs comme Nestlé et Starbucks ont des contrats à terme qui leur permettent de se couvrir contre la volatilité des cours et peuvent répercuter les hausses sur d’autres segments de la chaîne de valeur du café. 

D’après Reuters, le prix global du café ne représente qu'environ 1,4 % du prix total d'une tasse de café typique à 5 dollars dans un établissement Starbucks aux Etats-Unis.

Espoir Olodo

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