(Agence Ecofin) - En Afrique de l’Ouest, les céréales constituent la base de l’alimentation des populations. Entre les périodes de sécheresse et les inondations qui ont touché différents pays, le niveau de la production sous-régionale devrait baisser en 2024.
En Afrique de l’Ouest, la production de céréales est attendue à 73,7 millions de tonnes cette année. C’est ce qu’estime la FAO dans son dernier rapport sur les Perspectives de cultures et la situation alimentaire mondiale publié le dimanche 3 novembre dernier.
Le stock annoncé traduit un recul de 700 000 tonnes par rapport à la récolte enregistrée au cours de l’année précédente. Il signe en outre une augmentation de 2,2 % soit 1,7 million de tonnes de plus que la moyenne quinquennale évaluée à 72 millions de tonnes. En dehors du Niger où la production devrait croître de 14 % d’une année sur l’autre, la récolte devrait reculer dans tous les autres pays de la sous-région.
Pour expliquer cette projection, l’organisme onusien évoque dans un premier temps des déficits pluviométriques entre juillet et septembre qui ont réduit les rendements dans certaines parties du nord de la Côte d’Ivoire, du Bénin, du Ghana et du Togo.
A cela s’ajoute l’impact des pluies abondantes entre juin et septembre qui ont provoqué des inondations généralisées, entraînant des pertes de récoltes localisées dans certaines régions du sahel, notamment au Burkina Faso et au Mali.
« Au Nigeria, la production céréalière est prévue en dessous de la moyenne en 2024. Ces perspectives de production médiocre s’expliquent par une combinaison de facteurs, notamment des périodes de sécheresse dans les régions du sud et du centre, qui ont limité les semis et entraîné le flétrissement et le nanisme des cultures, tandis que des inondations généralisées dans le nord ont causé des dégâts et des pertes de cultures », peut-on lire dans le rapport.
Pour rappel, le Nigeria est le principal producteur de céréales en Afrique de l’Ouest, comptant pour plus de 37 % de l’offre sous-régionale. Plus largement, la réduction de la récolte en 2024 devrait accroître davantage la dépendance aux importations et risque d’augmenter la pression sur les réserves alimentaires et les prix sur les marchés locaux.
Stéphanas Assocle
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