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L’Afrique du Sud mise sur l’expertise allemande dans sa lutte contre la fièvre aphteuse

L’Afrique du Sud mise sur l’expertise allemande dans sa lutte contre la fièvre aphteuse
  • Date de création: 13 mars 2026 13:39

(Agence Ecofin) - Depuis 2025, l’Afrique du Sud est confrontée à une résurgence de la fièvre aphteuse, une maladie virale contagieuse qui touche les ruminants. Face à l’ampleur de l’épizootie, le gouvernement multiplie les coopérations avec ses partenaires internationaux pour améliorer sa capacité de réponse. 

L’Afrique du Sud et l’Allemagne ont signé le 11 mars dernier une déclaration conjointe d’intention sur le développement agricole, visant à améliorer la collaboration entre les deux pays dans la lutte contre la fièvre aphteuse (FMD). Dans un communiqué publié sur son site, le ministère de l’Agriculture indique que cet accord vise également à promouvoir le commerce des produits d’origine animale.

Ce nouveau partenariat prévoit cinq axes de coopération, à savoir l’échange de bonnes pratiques en matière de prévention et de confinement des foyers de fièvre aphteuse, la surveillance de la faune sauvage, la recherche avancée sur l’élaboration de vaccins, le développement d’outils diagnostiques performants, ainsi que la gestion des risques liés aux matériaux sensibles dans les abattoirs.

« Cette collaboration va au-delà de la gestion immédiate de la crise […] Elle ouvre la voie à un échange d’expertise à long terme, au développement du commerce, au renforcement des compétences et à l’intégration de technologies et d’innovations de pointe dans l’agriculture », a déclaré M. Steenhuisen (photo), le ministre sud-africain de l’Agriculture.

Il faut noter que l’Allemagne bénéficie d’une solide réputation en santé animale, grâce à un système vétérinaire performant et à ses capacités scientifiques avancées, notamment via le Friedrich‑Loeffler‑Institute, centre de référence national et international pour la recherche sur les maladies animales et la biosécurité, qui participe activement au développement de vaccins innovants contre la fièvre aphteuse.

Un contexte opportun

En Afrique australe, la nation arc-en-ciel est le pays le plus touché par l’épizootie de fièvre aphteuse qui affecte depuis 2021 aussi bien les exploitations commerciales que communautaires. Face à la recrudescence des foyers de la maladie en 2025, le gouvernement a lancé en janvier 2026 une campagne nationale de vaccination et compte aussi bien sur l’émergence de l’industrie locale que les importations pour s’approvisionner en vaccins.

Dans un communiqué publié le 6 février dernier, le ministère de l’Agriculture annonçait avoir pris des mesures pour sécuriser l’approvisionnement auprès des partenaires étrangers, notamment le Botswana Vaccine Institute (BVI), l’entreprise pharmaceutique vétérinaire Biogénesis Bagó en Argentine et la société Dollvet basée en Turquie, afin d’assurer un flux régulier de vaccins pour soutenir sa campagne de vaccination.

Pour Pretoria, le renforcement et la modernisation du système de sécurité sanitaire animale répondent à des enjeux économiques majeurs, surtout en ce qui concerne la FMD. Depuis le début de l’année 2026, plusieurs pays ont déjà interdit ou imposé des restrictions sur les importations de bovins et produits dérivés en provenance d’Afrique du Sud, dont le Zimbabwe, la Namibie, Maurice, la RDC ou encore la Zambie. Cette situation devrait peser sur les recettes d’exportation de la filière sud-africaine.

Les données compilées sur la plateforme Trade Map montrent par exemple que la nation arc-en-ciel a exporté pour près de 200 millions $ de viandes bovines (fraiches et congelées) en 2024 et environ 23,2 millions $ de bovins vivants la même année.

Stéphanas Assocle

Édité par Wilfried ASSOGBA

Lire aussi:

03/03/2026 : La Namibie s’inquiète de la propagation de la fièvre aphteuse en Afrique australe

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