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Le Kenya se dote d’un système de traçabilité dans le secteur de l’élevage

  • Date de création: 11 juillet 2025 11:29

(Agence Ecofin) - Au Kenya, l’élevage contribue à hauteur de 42 % au PIB agricole et fournit 12 % du PIB national. Le gouvernement qui souhaite renforcer la productivité du secteur, déploie de nouvelles stratégies pour améliorer la gestion des élevages locaux.

Au Kenya, le gouvernement s’apprête à déployer un Système d’Identification et de Traçabilité des Animaux dénommé ANTITRAC. C’est ce qu’a révélé Jonathan Mueke, secrétaire principal au Développement de l’Élevage, mercredi 9 juillet dernier. Il précise que ce dispositif, actuellement en phase pilote dans des fermes publiques, sera prochainement déployé dans le comté de Busia.

« Chaque animal aura une étiquette avec une puce. En saisissant le code de l’étiquette, on pourra accéder au nom du propriétaire, au poids de l’animal, à sa date de naissance. On connaîtra aussi la quantité de lait qu’il produit et les vaccins qu’il a reçus », explique le responsable.

Cette initiative est censée apporter des solutions efficaces pour surmonter des défis persistants dans le secteur de l’élevage, tels que le vol de bétail. Il s’agit aussi d’un outil qui pourrait permettre de renforcer la gestion de la santé animale et des épizooties, un enjeu majeur pour les systèmes d’élevage en Afrique.

Globalement, l’adoption d’un système national de traçabilité du cheptel permettra de mieux suivre et d’optimiser les interventions et les stratégies à mettre en place pour améliorer la productivité des élevages locaux et les performances des filières stratégiques, telles que le lait et la viande.

« Le [système] ANTITRAC facilitera les transactions sur le marché et permettra d’augmenter la valeur des animaux, au bénéfice des éleveurs. La demande pour nos produits animaux est élevée, mais nous sommes freinés par une faible productivité », déplorait aussi M. Mueke.

L’enjeu est d’autant plus important que le Kenya veut capter une plus grande part du marché africain des produits carnés. C’est dans le cadre de cette ambition que le Conseil des exportateurs de viande et de produits d’élevage du Kenya a annoncé, en février dernier, son intention de faire de la Libye et du Nigeria les nouvelles destinations d’exportation de la filière en Afrique.

Par ailleurs, le Conseil laitier (KDB) a adopté en 2023 une feuille de route de 10 ans, avec pour objectif de presque doubler la production laitière du pays, pour atteindre 10 millions de tonnes sur la période 2023-2033.

Stéphanas Assocle

Édité par Wilfried ASSOGBA

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08/07/2025 - Élevage : le Nigeria renforce l’intégration de l’IA dans la gestion de la santé animale

21/05/2025 - Nigeria : la Banque mondiale soutient le renforcement de la santé animale

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