(Agence Ecofin) - Le Nigéria est le 4ème producteur mondial de cacao derrière la Côte d’Ivoire, le Ghana et l’Équateur. Le gouvernement veut insuffler une nouvelle dynamique dans la filière à travers une meilleure gouvernance et une gestion plus efficace des activités.
Au Nigéria, le gouvernement a approuvé lundi 5 mai, en Conseil exécutif fédéral, un projet de loi portant création de l’Office national de gestion du cacao (National Cocoa Management Board – NCMB). D’après Abubakar Kyari, ministre de l’Agriculture et de la Sécurité alimentaire, cette initiative vise notamment à revitaliser la filière cacaoyère dans une perspective de développement économique renforcé.
Le NCMB sera chargé de réguler toutes les étapes de la chaîne de valeur, de la production à la commercialisation. Il aura notamment pour mission de s’occuper de la réhabilitation des plantations vieillissantes, du développement de nouvelles exploitations, de l’octroi de crédits à taux préférentiels pour les producteurs et de l’application de normes de qualité sur les exportations.
« Le NCMB est conçu pour créer une économie cacaoyère durable qui contribuera de manière significative à notre PIB. Il favorisera la consommation intérieure, l’industrialisation, l’implication des jeunes et une hausse des recettes en devises », explique M. Kyari.
Bien que le Nigéria occupe déjà une place importante dans la chaîne d’approvisionnement mondiale du cacao, la mise en place d’un organe de régulation pourrait lui permettre de renforcer sa production et d’optimiser ses exportations pour peser davantage dans les négociations internationales.
L’institution du NCMB soutient également l’espoir de trouver des solutions efficaces pour surmonter les nombreux défis qui entravent le développement de la filière nigériane. Selon des études menées par la bourse privée de matières premières AFEX Commodities Exchange, le principal obstacle au développement de la filière cacao au Nigéria en 2024 était le manque d’accès des producteurs au financement.
À cela s’ajoutaient d’autres contraintes majeures telles que la disponibilité limitée des intrants agricoles, une pluviométrie défavorable, les infestations parasitaires, l’insécurité, la difficulté d’accès aux terres cultivables, ainsi que des épisodes d’inondations dans certaines zones de production.
Stéphanas Assocle
Édité par Wilfried ASSOGBA
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