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En Namibie, le coût du projet de terres rares Lofdal s’élève désormais à 348 millions $

  • Date de création: 04 décembre 2025 13:45

(Agence Ecofin) - Le projet Lofdal fait partie d’une série de potentielles futures mines de terres rares en développement en Namibie. En 2022, son opérateur Namibia Critical Metals avait estimé son coût à 207 millions $, sur la base d’un plan de développement prévu pour s’étendre sur 16 ans.

En Namibie, le développement d’une future mine de terres rares sur le projet Lofdal nécessitera un investissement total de 347,9 millions $, selon une étude de préfaisabilité publiée le mercredi 3 décembre par son opérateur Namibia Critical Metals. Il s’agit d’une estimation supérieure à celle de 207 millions $ faite dans une évaluation économique préliminaire (PEA) publiée par la société en 2022.

« L’augmentation des dépenses d’investissement reflète l’inflation depuis l’évaluation économique préliminaire de 2022, l’élargissement du périmètre hydrométallurgique, l’intégration du décapage préalable et la révision des besoins en infrastructures énergétiques », explique Namibia Critical Metals dans la note.

Dans le détail, cet investissement servira, apprend-on, à couvrir la construction d’une mine capable de produire en moyenne 1 478 tonnes par an d’oxydes de terres rares (TREO). Cela comprend le dysprosium, le terbium et l’yttrium, des métaux principalement utilisés dans les aimants des turbines éoliennes. La durée de vie estimée de Lofdal est de 13 ans, le capital de développement pouvant être récupéré en 4,2 ans.

Le document précise par ailleurs une valeur actuelle nette (VAN) après impôts de 275,5 millions $ et un taux de rendement interne (TRI) après impôts de 19 %. Alors qu’elle compte poursuivre les efforts pour optimiser ces paramètres, notamment à travers l’exploration, Namibia Critical affirme que Lofdal bénéficie déjà de « toutes les autorisations nécessaires, avec une licence de 25 ans ». Ce qui implique que la phase de construction peut démarrer une fois que l’investissement requis sera sécurisé.

Pour l’heure, les plans prévus pour la mobilisation de ce montant n’ont pas été précisés. La compagnie n’évoque pas non plus de calendrier de développement précis pour la mine. En attendant d’éventuelles précisions, notons que le développement de Lofdal s’inscrit dans un contexte où les terres rares sont au cœur de la course aux minéraux critiques menée par les grandes puissances, afin de réduire l’emprise chinoise sur les chaînes d’approvisionnement mondiales.

Le Japon qui prend également part à ces dynamiques est d’ores et déjà actif à Lofdal. Grâce à un accord de coentreprise signé avec Namibia Critical, Japan Oil, Gas and Metals National Corporation (JOGMEC) contrôle actuellement 40 % de parts du projet, après y avoir investi environ 17 millions $. L’objectif étant de garantir un « approvisionnement durable à long terme en terres rares lourdes pour le Japon ».

Aurel Sèdjro Houenou

Édité par Wilfried ASSOGBA

Lire aussi :

06/11/2025 - Terres rares : l’Afrique devrait contribuer à hauteur de 7 % à l’offre mondiale d’ici 2034 (Fitch Solutions)

29/09/2025 - Lofdal, Kameelburg, Eureka… : une filière terres rares prend forme en Namibie

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