(Agence Ecofin) - Au Sénégal, le secteur de l’élevage fournit environ 4 % du PIB et emploie près d’un tiers des ménages. L’élevage porcin, encore largement informel, reçoit de plus en plus de soutien du gouvernement pour se relancer.
Au Sénégal, le ministère de l’Agriculture prévoit l’installation prochaine d’une unité de fabrication d’aliments dédiée à l’élevage porcin à Ziguinchor en Casamance, principale zone de production, à travers le Programme national de développement intégré de l’élevage au Sénégal (PNDIES).
C’est ce qu’a annoncé Dame Sow, coordonnateur dudit programme, le 2 novembre, selon les informations relayées par l’Agence de presse sénégalaise (APS). L’ambition affichée par les autorités à travers ce nouveau projet est d’améliorer l’accès aux aliments, identifié comme un obstacle majeur au développement de la filière. Pour l’heure les détails concernant le site, le coût de l’investissement ou encore la capacité de production de la future fabrique ne sont pas encore révélés.
« Cette infrastructure moderne contribuera à soutenir une filière qui fait vivre des centaines de familles dans la région. Le prix de l’aliment reste un obstacle majeur pour nos éleveurs. Ce projet peut relancer la production locale », a ainsi déclaré M. Sow.
Plus largement, il s’agit de la dernière initiative en date affichant un certain regain d’intérêt pour la filière porcine dans les politiques publiques. Déjà en juillet dernier, le Fonds national de développement agro-sylvo-pastoral du Sénégal a tenu une rencontre avec un comité d’initiative pour mettre en œuvre une feuille de route claire en vue de structurer la filière en interprofession.
Selon les données officielles, le cheptel porcin au Sénégal compte environ 700 000 têtes et la taille du marché est évaluée à 70 milliards de francs CFA (123 millions $), dont près de 20 % est généré par les exportations vers les pays voisins tels que le Cap-Vert et la Guinée-Bissau.
En 2022, l’élevage porcin était la 5ème source de viande, représentant 5,31 % de la production totale qui s’élevait à 320 619 tonnes, dominée par la volaille (44,77 %), les bovins (29,49 %), les ovins (13,92 %) et les caprins (6,50 %).
Stéphanas Assocle
Édité par Wilfried ASSOGBA
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