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Le Burkina Faso interdit les exportations de noix de cajou jusqu’à nouvel ordre

  • Date de création: 03 avril 2025 12:58

(Agence Ecofin) - Le Burkina Faso exporte principalement sa récolte de noix de cajou sous forme brute comme la majorité des pays producteurs d’Afrique de l’Ouest. Le gouvernement qui aspire à renforcer la transformation au niveau local prend de nouvelles dispositions dans le cadre de cette ambition. 

Au Burkina Faso, le gouvernement a décidé de suspendre l’exportation d’anacardes sous forme brute jusqu’à nouvel ordre. Cette mesure entrée en vigueur depuis le 28 mars dernier a été annoncée dans un communiqué gouvernemental publié le 2 avril par le Conseil Burkinabé de l’Anacarde. 

Selon les autorités, l’initiative vise notamment à rendre disponible la matière première pour garantir un approvisionnement suffisant des unités locales de transformation qui peinent à fonctionner à pleine capacité.

D’après le service indépendant de conseil commercial N’kalô, le Burkina Faso n’a transformé que 16 000 tonnes de noix de cajou en 2024 soit environ 10 % de sa récolte de cette année alors même que la capacité installée de transformation dans le pays est évaluée à 30 000 tonnes depuis 2021, selon les données officielles.

Avec l’interdiction des exportations d’anacardes, le gouvernement cherche non seulement à dynamiser son industrie locale, mais aussi à améliorer la valeur ajoutée locale. Toutefois, le succès de cette initiative dépendra de la capacité des unités industrielles à absorber l’offre et à proposer des prix compétitifs aux producteurs. 

Il convient de noter que le Burkina Faso n’est pas le seul pays d’Afrique de l’Ouest à adopter une telle approche. Depuis l’année dernière, le Bénin, 4ème producteur de la sous-région derrière la Côte d’Ivoire, le Nigéria et la Guinée-Bissau, interdit aussi l’exportation de noix de cajou brutes pour stimuler sa propre industrie de transformation. 

Rappelons que dans le pays des Hommes intègres, la campagne anacardière de 2025 a démarré le 15 février dernier. 

Stéphanas Assocle

Édité par Wilfried ASSOGBA

Lire aussi:

17/02/2025 - Burkina Faso : hausse de 24 % du prix bord champ de l’anacarde en 2025

10/02/2025 - Burkina Faso : un nouveau mécanisme de financement pour la transformation d’anacarde

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