Facebook Agence Ecofin Twitter Agence Ecofin LinkedIn Agence Ecofin
Instagram Agence Ecofin Youtube Agence Ecofin Tik Tok Agence Ecofin WhatsApp Agence Ecofin

Le Burkina souhaite transformer 20 000 tonnes de pommes de cajou par an d’ici 2030

  • Date de création: 02 juin 2025 17:16

(Agence Ecofin) - Au Burkina Faso, la transformation dans la filière anacarde se concentre essentiellement sur l’amande de cajou. Afin d’optimiser la création de valeur ajoutée, le gouvernement cherche désormais à mieux valoriser les sous-produits comme la pomme de cajou, qui a longtemps été laissée de côté.

Le gouvernement burkinabè veut porter la transformation annuelle des pommes de cajou à 20 000 tonnes au cours des 5 prochaines années. C’est ce qu’a révélé Ouémihié Clément Attiou, directeur général du Conseil burkinabè des filières agropastorales et halieutiques (CBF), dans une interview publiée par le quotidien local Siwaya le 1er juin 2025.

Cette initiative s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre de la deuxième phase de déploiement de la Stratégie nationale de développement de la filière anacarde (SNDFA) sur la période 2025-2029.

La première étape de cette ambition a été matérialisée le 22 mai 2025, avec le lancement des travaux de construction d’une unité de transformation de pommes de cajou basée à Péni, dans la région des Hauts-Bassins. D’un coût de 11,5 millions $, elle transformera 5 000 tonnes de pommes par an en jus, éthanol, vin et vinaigre.

M. Attiou a également révélé que le gouvernement a instruit la réalisation d’études de faisabilité pour implanter des unités de transformation similaires dans d’autres régions productrices de noix de cajou, comme le Sud-Ouest ou le Centre-Ouest.

Il faut noter que la pomme de cajou est encore largement sous-exploitée dans la filière burkinabè. Une étude publiée en 2019 par le Centre d’étude de formation et de conseil en développement (CEFCOD) a révélé que le pays produisait plus de 400 000 tonnes de ce fruit par an, dont la quasi-totalité est souvent perdue en raison du manque d’infrastructures de transformation.

Stéphanas Assocle

Édité par Wilfried ASSOGBA 

Lire aussi:

02/06/2025 - La Côte d’Ivoire veut assembler localement ses équipements pour transformer le cajou

30/05/2025 - Côte d’Ivoire : 3 millions $ pour la valorisation des coques de noix de cajou

Sur le même thème
Le Ghana a recours aux importations pour la quasi-totalité de ses besoins en engrais. Jusqu’ici marginal, le segment des engrais organiques suscite un intérêt...
La Banque ouest-africaine de développement va débloquer 45 milliards FCFA pour la troisième phase du Programme d’appui à la mécanisation agricole et à l’irrigation...
La Côte d’Ivoire et le Ghana s’imposent respectivement comme les 1er et 2ème producteurs mondiaux de cacao. Sur un marché volatil, les prix bord...
Au Sénégal, l’élevage représente environ 4 % du PIB et fait vivre près d’un tiers des ménages. Ces dernières années, le vol de bétail s’est...