Agence Ecofin

Agence Ecofin

Website URL:

C’est finalement le consortium des sociétés Planor et Monaco Telecom qui a décroché la 3eme licence téléphonique malienne. Cette licence va entrer en concurrence avec celles des deux acteurs actuels des télécommunications au Mali, Sotelma et Orange Mali.

Le consortium constitué par Planor et Monaco Telecom s’est imposé avec une offre de 84 millions d’euros, face aux propositions de Bharti Airtel (30 millions d’euros) et Viettel (16,5 millions d’euros). Planor et Monaco devront verser cette somme dès le 29 janvier 2012.

Au Mali, on estime que l’opération, menée par la banque d'affaires Linkstone Capital et le cabinet d'avocats Bird & Bird, est un succès financier, dans la mesure où l'on s'attendait plutôt à récolter une cinquantaine de millions d’euros. Des candidats, qui avaient pourtant retiré des dossiers, ne sont pas allés jusqu’au terme du processus. C’est le cas de MTN et de Portugal Telecom.

Planor est un groupe fondé en 2004 par l’homme d’affaire burkinabè Appollinaire Compaoré. Il détient Télécel Faso au Burkina Faso et il a des parts dans MTN Côte d’Ivoire.

Monaco Telecom, une filiale du groupe britannique Câble & Wireless, sera l’opérateur de la licence malienne via un contrat de gestion. Il se dit que la société est détentrice d’une option d'achat sur les parts de Planor pour, éventuellement, prendre plus tard la majorité des parts du consortium.

La Côte d’Ivoire, le plus grand producteur mondial de cacao est aussi l’un des premiers exportateurs de coton graine d’Afrique de l’Ouest avec un pic de production d’environ 400000 tonnes en 2002-2003. Cette production a été pratiquement divisée par deux pendant la période de la guerre civile.

Pour la saison 2011/2012 qui s’achève en février, la production attendue est de 240 000 tonnes en hausse de plus de 30% par rapport à 2009.

L’Association professionnelle des sociétés cotonnières de Côte d’Ivoire (APROCOT-CI) prévoit pour la saison 2012/2013 une production de 260 000 tonnes.

 

926_brve_finance_recolte_2

Evolution des paramètres coton de 1999 à 2009 (source Inter Coton)

Société Générale de Surveillance (SGS), groupe suisse spécialisé en vérification, contrôles, analyses et certifications, remporte un contrat Products Conformity Assessment (PCA) avec la Tanzania Bureau of Standards pour la mise en conformité des importations.

Un certificat de conformité sera obligatoire à partir du 1er février 2012 pour permettre le dédouanement des marchandises à leur arrivée en Tanzanie.

Avec un total de 8,5 milliards $ d’importations de biens et services en 2010, l’évaluation de la conformité en Tanzanie permettra de détecter des marchandises frauduleuses ou dangereuses pour la santé des consommateurs.

Sur la région Afrique et Moyen Orient, SGS assure la conformité des importations dans 12 pays : l’Algérie, l’Arabie Saoudite, le Nigeria, l’Ouganda, le Kenya, le Koweït, la Syrie, le Botswana, l’Irak, le Kurdistan, la Zambie et la Tanzanie.

Le groupe qui compte 67 000 collaborateurs a réalisé un chiffre d’affaire de 4,75 milliards de francs suisses pour un bénéfice de 614 millions.

L’Agence de régulation des télécommunications (ART) du Cameroun corrige Eto’o Télécom. La compagnie, qui avait été lancée en grande pompe le 22 décembre 2011, ne pratique que « la revente de trafic téléphonique et non l’exploitation d’un nouveau réseau de téléphonie mobile ». En clair, la société du célèbre footballeur camerounais n’est pas, écrit par ailleurs Lanouvelleexpression.info, « un troisième opérateur du mobile, mais plutôt un revendeur de crédit ».

La confusion avait été entretenue par les dirigeants d’Eto’o Telecom, puisque Charles Guéret, administrateur directeur général de la société, affirmait lors de la conférence de lancement: « On sera opérateur de téléphonie mobile au même titre qu'Orange et MTN ». Difficile de parler d’une erreur de communication pour quelqu’un qui a travaillé pour le groupe France Telecom au Togo et qui ne peut ignorer la différence entre un opérateur de télécommunications et un revendeur de crédit.

 

Le communiqué de l’Agence de régulation des télécommunications, publié le 5 janvier 2012 dans Cameroon Tribune précise un peu plus les faits, en expliquant que « la société Eto'o Telecom a reçu de l'ART un récépissé transitoire de déclaration pour la fourniture des services à valeur ajoutée; l'activité envisagée par le requérant relève du régime de la déclaration, conformément aux dispositions de l'article 15 de la loi n° 2010/13 du 21 décembre 2010 régissant les communications électroniques au Cameroun ».

Ainsi, selon le régulateur, Eto’o va revendre du trafic téléphonique à travers les réseaux d’autres opérateurs, comme le font « une soixantaine de sociétés [qui] disposent de titres d’exploitation similaires au Cameroun ». Une activité qui « consiste à acheter du trafic en gros, en marque blanche et à le commercialiser au grand public sous enseigne ou appellation commerciale personnalisée », précise l’ART.

Si le régulateur camerounais s’est senti obligé de publier ce communiqué, c’est, explique un fonctionnaire du ministère des Postes et Télécommunications cité par le site d’informations LaNouvelleExpression.info, « parce que les différentes communications d’Eto’o Telecom font état de ce que la société est un troisième opérateur du mobile, ce qui n’est pas le cas ».

En réalité, explique ce fonctionnaire, Eto’o Telecom « a demandé une licence pour travailler en tant qu’opérateur virtuel » ; mais, les textes étant « en signature à la présidence de la République », un récépissé transitoire de déclaration lui a été remis, dans la catégorie des revendeurs de crédit. Le cheminement pour être opérateur de télécommunications n’est pas le même. La différence entre un opérateur virtuel et un opérateur classique de télécommunications, c’est que le premier « n’a pas d’équipement [ni de] réseau propre, il achète les minutes de crédit et les revend à ses abonnés ».

Selon LaNouvelleExpression.info, le communiqué de l’ART apporte « une contradiction de taille aux propos servis par le top management d'Eto'o Telecom ». Suffisant pour que le portail d’information se demande si, avec ces précisions de l’Agence de régulation des télécommunications, « l’engouement restera le même » pour Eto’o Telecom dont le lancement opérationnel (activation des puces) est prévu pour le 21 janvier 2012.

mercredi 11 janvier 2012 12:33

Algérie-France, comment nous nous voyons

Alors que s’ouvre l’année du cinquantenaire de l’indépendance de l’Algérie, les sociétés française et algérienne restent imbriquées de part et d’autre de la Méditerranée. Mais de façon différente.

Pour les Français, l’Algérie est un pays frère mal connu

« On ne s’est pas entrelacé pendant cent trente ans sans que cela descende très profondément dans les âmes et dans les corps. » C’est ainsi que le grand sociologue et islamologue Jacques Bergue jaugeait les relations entre Français et Algériens. Certes, mais, pour le moins, l’union n’était pas consentie. Et l’histoire du vieux couple franco-algérien reste douloureuse. « L’histoire est traumatique », affirme Pascal Blanchard, spécialiste au CNRS de l’histoire coloniale et des migrations. « Même les viols enfantent », dit crûment Ali Bensaad, qui étudie les migrations et les relations euro-méditerranéennes à l’Institut de recherche et d’études sur le monde arabe et musulman. « Mais si elle est née sous de mauvais augures, la rencontre entre les deux peuples est très forte », ajoute-t-il.

De fait, les sociétés française et algérienne sont restées imbriquées. Jamais le fil n’a été rompu. Le flux migratoire de l’Algérie vers la France s’est poursuivi y compris pendant et après la guerre. Inversement, des dizaines de milliers de coopérants français sont allés travailler dans la nouvelle Algérie indépendante. « Ils ont été très bien accueillis, alors que la guerre avait été épouvantable », relève Jean-Robert Henry, historien émérite au CNRS, organisateur de l’exposition « L’Algérie et la France. Destins et imaginaires croisés (1) ».

« Plusieurs millions de personnes ont eu un rapport humain direct avec l’autre société dans des conditions extrêmement diverses », précise l’historien, évoquant les émigrés, les rapatriés, les harkis, les soldats, les coopérants… qui cultivent chacun leur propre récit mémoriel, mais aussi les doubles nationaux (évalués à deux millions), sans oublier le brassage et le métissage des populations. « Il y a beaucoup plus de mariages mixtes franco-algériens que franco-allemands », note-t-il.

« L’Algérie ? Un pays repoussoir qui fait peur »

Si cette proximité franco-algérienne n’a pas d’équivalent, elle n’est pas pour autant assumée. La population de quelques millions d’Algériens et descendants d’Algériens en France « est le trait d’union mal aimé entre les deux pays, en raison du passé traumatique inscrit dans le soubassement de cette relation », explique l’historien Gilbert Meynier. Et la relation souffre de déséquilibre. Les Algériens sont en prise directe avec la société française, tandis que les Français ont perdu de vue l’Algérie, devenue presque une « terra incognita », déplore François Gèze, PDG des Éditions La Découverte qui publient de nombreux ouvrages sur l’Algérie.

« Qui a envie d’aller en Algérie ? C’est un pays repoussoir qui fait peur », reconnaît Pascal Blanchard. « L’Algérie terre de violence reste un stéréotype très présent, et la vérité historique, la décennie noire, joue dans ce sens », ajoute Sylvie Thénault, spécialiste de l’Algérie qui publie cette semaine Violence ordinaire dans l’Algérie coloniale (2). Pour autant, l’historienne est plus prompte à penser que les Algériens sont rejetés non pas en raison de l’histoire, mais comme l’ensemble des Arabes et des musulmans, « ennemis d’aujourd’hui, dans un contexte d’islamophobie, de racisme antimaghrébin et d’instrumentalisation politique ».

Mais les Algériens cristallisent plus que les autres l’image du migrant indésirable. « Pourquoi les Algériens continuent-ils à venir en France, alors qu’ils se sont battus pour leur indépendance ? Cela n’a pas été compris, et n’a jamais été géré. Ce sont les éclaboussures de l’empire », regrette Pascal Blanchard. Cette incompréhension a explosé violemment sur fond de crise économique lors des « ratonnades » de 1973 et des arabicides qui se sont poursuivis les années suivantes.

Le racisme a perduré. Les visas sont de plus en plus chichement accordés à des Algériens perçus comme de potentiels envahisseurs. Et ces refus de mouvement sont vécus comme des coups de poignards dans les étroites relations humaines. « Un million d’Algériens venaient chaque année en France avant l’instauration des visas en 1986 », rappelle Ali Bensaad pour témoigner du brassage franco-algérien.

« On pense à tort que le temps apaise le rapport au passé, or le caractère brûlant du passé dépend du sens de l’événement au présent », explique Sylvie Thénault, qui doute que l’année du cinquantenaire de l’indépendance soit propice à l’apaisement et au dépassement du contentieux historique. « La surenchère des discours en matière de politique sécuritaire et de lutte contre l’immigration est en contradiction avec une politique de réconciliation », estime l’historienne, qui voit cependant dans l’évolution de la société civile des raisons d’être optimiste.

Si le cinquantenaire des massacres du 17 octobre 1961 n’a fait l’objet d’aucune commémoration officielle cet automne, l’historienne a recensé « une multiplicité d’initiatives locales qui montrent que la société bouge et qu’elle est soucieuse de construire un avenir commun ».

Pour les Algériens, la France est devenue plus fréquentable

Pour 36 millions d’Algériens, la France, c’est d’abord les « cousins » qui ont « un passeport bleu », ceux d’entre eux qui ont fait souche dans l’Hexagone. « Ils ont leurs réussites et leurs échecs, s’acceptent de plus en plus comme Français, tout en maintenant un lien avec l’Algérie. Ils achètent ce qui est bon marché à Alger pour l’emporter avec eux, racontent facilement les difficultés de la vie en France. »

Pour Samir Brikly, chercheur associé au Centre national des études sociales appliquées, « les binationaux ont humanisé la France, ces vingt dernières années. Ils l’ont descendue d’un piédestal. Elle est devenue sans mystères pour les Algériens. » Et le chercheur de préciser : « La diversité algérienne a fait miroir ces dernières années à une diversité française intuitivement mieux perçue aujourd’hui par les Algériens. » Les Algériens parlent moins de « la France », plus des Français, de la gauche et de la droite, des Blancs et des immigrés, de Paris et de la banlieue.

Conséquence, « la francophilie s’est désinhibée dans un pays plus tranquille sur sa propre identité », poursuit Samir Brikly. Dans une Algérie qui a légalisé une seconde langue nationale, le tamazight (langue berbère), en 2002, aux côtés de l’arabe, « le retour en grâce de la langue française, qui restait l’apanage des élites occidentalisées, indique que la France n’est plus vécue comme une menace culturelle majeure par une partie plus large de la société », affirme Houari Beradji, universitaire à Sidi Bel Abbès, à 400 km à l’ouest d’Alger.

Face à la prolifération des écoles privées qui appliquaient le programme scolaire français, l’État a dû rattraper « un fait de société » au milieu des années 2000 en commençant l’enseignement de la première langue étrangère, le français, dès la seconde année primaire. On commençait à l’apprendre en quatrième année pendant les vingt-cinq années précédentes. Pour un jeune en fin de cursus, « bien manier le français est d’abord vu comme un atout social, estime Houari Beradji, tout comme est en train de le devenir, très vite, l’anglais ».

L’Europe aussi change le regard des Algériens. Les griefs sur un visa réputé inaccessible ne visent plus la France. « La faute à Schengen », incrimine-t-on désormais. Les harraga (les migrants illégaux) vont d’ailleurs plutôt vers l’Espagne et l’Italie, plus proches. S’ils sont pris et refoulés, la France reste à l’écart.

«Les Algériens ont besoin que les Français brillent»

Ce n’était pas ainsi, il y a trente ans, au début de la montée islamiste. Pour Nadia Hamlaoui, politologue, « la guerre civile algérienne a eu des effets inattendus. Les tueries entre Algériens ont agi sur l’inconscient collectif. La France est toujours coupable, mais plus fréquentable. Car s’il faut pardonner aux nôtres, alors pourquoi ne pas pardonner à la France. »

Il faudra toutefois pour cela que l’État français reconnaisse un jour le préjudice historique. « Cette demande de repentance de la France n’est pas un simple fonds de commerce politique pour le FLN en Algérie. Elle correspond à un vrai besoin de reconnaissance d’une souffrance encore portée par près de trois millions d’Algériens qui ont bien subi la période coloniale », souligne Nadia Hamlaoui.

Le sentiment antifrançais, qui reste, finalement, vivant chez une grande partie des Algériens, repose sur l’idée qu’une France « traditionnelle », une sorte de « pays profond » ne peut pas « vouloir du bien à l’Algérie ». « Le mandat de Nicolas Sarkozy, son atlantisme et le zèle de son intervention en Libye ont permis de relancer, à Alger, le spectre de l’ingérence étrangère, avec la main de la France en sous-entendu », constate Nadia Hamlaoui.

Mais le regard des officiels algériens sur la France est loin d’être aussi méfiant : « L’eau d’Alger est gérée par Suez, le métro par la RATP, l’aéroport international d’Alger par ADP, et Alstom va livrer cette année les tramways d’Alger, Oran et Constantine, rappelle le patron d’un bureau de conseil en ressources humaines à Alger. La France est choyée dans les contrats qui comptent ici. Les froids diplomatiques n’ont jamais diabolisé les enseignes françaises en Algérie. »

Les Algériens concèdent volontiers un savoir-faire aux Français et ne comprennent pas toujours que ceux-ci « s’autoflagellent » sur un prétendu retard technologique français : « Une solidarité filiale peut exister, les Algériens ont besoin que les Français brillent. Ils estiment détenir une part de ce mérite, fait valoir le consultant en ressources humaines. J’appelle cela le syndrome Zidane en équipe de France. » Filiale, mais parfois concurrente.

Depuis l’affaire des quotas de la Fédération française de foot, la tension est montée d’un cran avec la Fédération algérienne, qui ne se cache pas de vouloir « recruter » le maximum de « beurs » talentueux pour emmener à nouveau l’Algérie à la Coupe du monde de football. En 2010, les Verts ont été au Mondial avec une équipe à 90 % algéro-française. Les Algériens ont apprécié à la fois la qualité de la formation à la française et la « bêtise » de la droite populaire qui poussent les jeunes beurs vers le pays de leurs parents. Pas ingrats, ils étaient, aussi, tristes de l’élimination de la France. C’est nouveau.

(1) Réalisée dans le cadre de l’année de l’Algérie en 2003.

(2) Odile Jacob, 384 p., 25,90 €.

Amine Kadi, à Alger et Marie Verdier

http://www.la-croix.com/Actualite/S-informer/Monde/Algerie-France-comment-nous-nous-voyons-_EG_-2012-01-06-754966 


Selon le site en ligne Info Economique, la compagnie aérienne Royal Air Maroc (RAM) s’apprête à licencier en France 35 salariés sur 70 et à fermer toutes ses agences qui se trouvent en province (Lyon, Marseille, Nice, Strasbourg, Bordeaux, Nantes…).

Une dizaine d'appareils sont retirées de la flotte afin de baisser les charges de fonctionnement, donnant lieu à une réduction et une suppression du nombre déserte aérienne.

Toutes ces mesures entrent dans le cadre du contrat plan RAM Etat afin de restaurer la compétitive du transporteur national marocain face à l’offensive des low cost et de la hausse du prix du carburant.

Alizéta Ouedraogo « Gando » a été élue le 29 décembre 2011, à la tête de la Chambre de commerce et d’industrie du Burkina Faso. En succédant à l’entrepreneur du BTP, Oumarou Kanazoé, décédé en octobre 2011, elle devient la première femme à occuper ce poste.

Mme Ouedraogo, belle mère de François Compaoré, frère cadet du président Blaise Compaoré, contrôle le groupe ALIZ, composé de Tan ALIZ, spécialisé dans la valorisation du cuir, et de la société de promotion immobilière Azimo.

Par la même occasion un nouveau bureau consulaire de la chambre a été installé avec comme :

1er Vice-président : Lassiné Diawara, président du conseil d’administration de Sitarail (groupe Bolloré)

2ème Vice-Président : Lazare K. Sore, de la Société Africaine de Pneumatique

Vice-Président représentant la catégorie « Commerce » : Apollinaire Compaoré, Pdg de Planor Afrique

Vice-Président représentant la catégorie « Services » : Gaspard Ouédraogo, président du conseil d’administration de la Banque internationale du Burkina

Vice-Président représentant la catégorie « Industrie » : Idrissa Nassa, PDG de Coris Bank

Avec un PIB de 8,82 milliards $ en 2010, le Burkina Faso a été noté 150eme dans le classement 2012 du Doing Business de la Banque mondiale.

Le brasseur sud-africain SABMiller a exprimé hier son intérêt pour un éventuel rachat de l’activité brassicole du groupe français Castel en Afrique après l'annonce d'un renforcement de leurs liens sur ce continent.

En 2001, SABMiller et Castel avaient établi une alliance qui avait conduit le groupe sud-africain à prendre une participation de 20% dans la branche bières et de boissons non-alcoolisées de Castel en Afrique. Simultanément, Castel avait acquis 38% de la filiale africaine de SABMiller.

Les deux sociétés disposent d'un droit de préemption sur les activités de brasserie de l'autre en Afrique. SABMiller a déclaré que ces droits étaient désormais « clarifiés et amplifiés » et que, «à la lumière de nos recoupements en Afrique, nous serions évidemment intéressés par l'acquisition de la part de Castel dans notre alliance ».

L’enjeu porte sur des volumes annuels de plus de 21 millions d’hectolitres, soit trois fois plus que ce que produit SAB Miller en Afrique aujourd’hui.

Le rachat éventuel de Castel, n°2 de la bière présent essentiellement en Afrique francophone (Cameroun, Gabon, Côte d’Ivoire, Mali, Burkina Faso…), serait estimé à 4,7 milliards d’euros.

Alors que le personnel et l’Office de l’aviation civile et des aéroports (OACA) s’apprêtent à faire grève les 17 et 18 janvier, le gouvernement tunisien, en la parole de Samir Dilou, a exprimé son fort mécontentement face à la multiplication des sit-in.

Samir Dilou a pointé du doigt, samedi 7 janvier, les « quelques 513 sit-in » qui « entravent l’activité économique » de la Tunisie. Le porte-parole avance plusieurs chiffres dont une perte pour l’année 2011 de 2,5 milliards de dollars, soit l’équivalent de 100 000 emplois.

Il associe la multiplication des grèves et sit-in à l’augmentation du déficit atteignant 4,8% du PIB et à l’aggravation de l’inflation évaluée à 4%. Le gouvernement énonce clairement « son dilemme » entre « l’intérêt du pays », « l’économie nationale » et les droits fondamentaux que sont le droit de grève et la liberté d’expression. Tout en précisant sa volonté de concilier « ces droits et la reprise de la machine économique », il appelle à une application plus stricte de la loi.

Il précise tout de même que « la levée des sit-in ne s’effectuera pas à travers l’intervention sécuritaire mais plutôt à travers le dialogue avec la participation de tous les intervenants ».

L’United Bank for Africa (UBA) a introduit, en Zambie, Africards, une carte bancaire dont l’objectif est de répondre aux besoins des populations les plus pauvres. Cette carte se veut un excellent choix pour le paiement de salaires, le retrait d’argent liquide, les achats en ligne et le transfert d’argent. De l’avis d’Abba Bello, directeur général d’UBA, « bien que la carte soit destinée aux clients financièrement modestes, singulièrement ceux n’ayant pas de relations bancaires traditionnelles, elle peut être utilisée par tout le monde ».

On s’attend ainsi à ce qu’elle décuple l’intérêt des Zambiens pour les achats sur Internet et qu’elle soit utilisée pour les achats en magasins, en évitant aux clients de se munir d’argent liquide. Première carte bancaire à être introduite en Zambie par une institution bancaire (seuls des systèmes de paiement mobile existent dans ce pays), la carte Africards permet aussi de s’acquitter des factures des services publics.