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Le Cameroun veut atteindre 1,15 million de tonnes de lait en production annuelle d’ici 2035

  • Date de création: 28 septembre 2025 17:45

(Agence Ecofin) - L’optimisation de l’élevage laitier au Cameroun répond à un enjeu plus large d’autonomisation alimentaire et économique. Le plan des autorités suit un axe consistant à moderniser les pratiques pour stimuler la production et la transformation locales, afin de sécuriser l’approvisionnement tout en assurant la rentabilité de la filière pour les éleveurs.

Dans le cadre d’une stratégie à 305,7 milliards FCFA lancée en 2024 pour réduire la dépendance aux importations, le ministère camerounais de l’Élevage, des Pêches et des Industries animales prévoit de porter la production nationale annuelle de lait à 1,15 million de tonnes d’ici 2035.

Selon des propos du ministre Taïga rapportés par Investir au Cameroun, les éleveurs ont ainsi été dotés de machines de traite modernes, de tanks réfrigérés, de tracteurs et autres équipements, et ont sécurisé un partenariat de financement avec la Bange Bank. La demande nationale s’élève à environ 300 000 tonnes par an, tandis que la production a atteint 176 600 t en 2023, laissant un déficit de plus de 120 000 t, selon les données officielles.

Les importations couvrent ce manque, le Cameroun ayant dépensé 75,6 milliards FCFA l’an dernier pour le lait et ses dérivés, dont le lait en poudre. Le gouvernement consacre 111,5 milliards FCFA à la génétique, 92,3 milliards à la santé animale, et 72,7 milliards à l’alimentation, le reste étant alloué à la transformation, à la recherche et à la gouvernance. Un nouveau centre d’élevage à Wakwa, dans la région de l’Adamaoua, doit entrer en service cette année, avec une capacité annuelle de 500 doses de semence et 300 embryons, pour étendre l’insémination artificielle à 276 000 vaches.

Le plan s’appuie sur des initiatives antérieures, notamment l’importation de 495 génisses Montbéliardes dans le cadre du projet Prodel, destinées à améliorer les rendements. La production a progressé de 2% en 2023, mais les autorités soulignent que l’atteinte de l’objectif fixé pour 2035 nécessitera des investissements soutenus et une accélération du déploiement des programmes.

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