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Longonjo, première mine de terres rares d’Angola, pourrait entrer en production début 2027

  • Date de création: 26 août 2025 16:43

(Agence Ecofin) - L’Angola souhaite depuis quelques années réduire sa dépendance économique aux hydrocarbures qui représentent environ 90% des exportations. Une stratégie déjà portée par les filières diamantaires et aurifères, et qui peut être renforcée avec les terres rares.

Dans une note publiée ce mardi 26 août, Pensana révèle que son projet de terres rares Longonjo est « en bonne voie pour une première production début 2027 ». Un objectif dont la concrétisation devrait permettre à l’Angola de lancer la première mine de terres rares de son histoire, marquant ainsi son entrée dans le cercle des producteurs de ces métaux essentiels à la transition énergétique mondiale.

Cette mise à jour survient environ trois mois après le démarrage de la phase de construction de ce projet à 268 millions USD. Une fois opérationnelle, la future mine devrait être en mesure de livrer annuellement 20 000 tonnes de MREC, un concentré de terres rares utilisé pour fabriquer les aimants permanents utilisés dans l’industrie des véhicules électriques et des éoliennes.

Une phase d’extension prévue pour porter la production de MREC à 40 000 tonnes, devrait à terme permettre à Longonjo de couvrir 5% de l’offre mondiale. De quoi faire du pays d’Afrique Australe un nouvel acteur important d’un marché des terres rares principalement dominé par la Chine, contribuant par la même occasion aux ambitions de diversification économique du pays. Il faut en effet noter que 90% des recettes d’exportation de l’Angola sont principalement tirées du secteur des hydrocarbures, suivi par les diamants et l’or.

Selon la convention minière du projet, Pensana devrait verser à l’État 2% de redevances sur les revenus de Longonjo, ainsi qu’une taxe nationale de 20% et une taxe municipale de 5% sur les revenus, après deux ans d’exonération. L’Angola devrait également bénéficier des revenus de la mine grâce à la participation de 26% détenue par son fonds souverain dans Pensana, une part qui pourrait prochainement être portée à 37%.

Toutefois, plusieurs étapes séparent encore les parties de la phase de production de Longonjo. Sur le volet financier notamment, le capital du projet n’est pas encore entièrement couvert, la compagnie n’ayant reçu à ce stade qu’une tranche de 25 millions USD sur les 268 nécessaires. Le reste des financements attendus, dont un prêt de 160 millions USD négocié auprès de l’AFC et la banque sud-africaine Absa, est encore conditionné par la conclusion de la documentation définitive.

Aurel Sèdjro Houenou

Edité par : Feriol Bewa

Lire aussi : 16/06/2025 - Terres rares : ce que l’Afrique peut encore gagner dans une filière verrouillée par la Chine

21/05/2025 - Pensana débute la construction de Longonjo, la première mine angolaise de terres rares

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