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Afrique du Sud : la future mine Phalaborwa s’ouvre vers un nouveau débouché commercial

Afrique du Sud : la future mine Phalaborwa s’ouvre vers un nouveau débouché commercial
  • Date de création: 24 septembre 2026 17:00

(Agence Ecofin) - Depuis quelques mois, Rainbow Rare Earths travaille à réadapter le modèle technique de son projet de terres rares Phalaborwa autour d’un nouveau procédé d’exploitation. L’objectif est de parvenir à une méthode plus compétitive en termes de coûts avant d’engager les démarches vers la construction.

Rainbow Rare Earths a annoncé jeudi 24 septembre la signature d’un protocole d’accord avec le producteur d’aimants aux terres rares Neo Performance Materials. Le partenariat envisagé prévoit notamment un contrat d’enlèvement portant sur une partie de la production future de Phalaborwa, que le groupe cherche à faire progresser vers la construction d’une mine en Afrique du Sud.

Selon les termes annoncés, Neo doit devenir le partenaire technique de Rainbow pour le circuit final de séparation par extraction par solvant (SX) de l’actif sud-africain, avec pour objectif de produire un oxyde de néodyme-praséodyme (NdPr) d’une pureté supérieure à 99 % et un carbonate mixte de terres rares lourdes. En contrepartie, le protocole prévoit que Neo bénéficie de droits d’enlèvement sur 40 % du NdPr et 65 % du carbonate SEG+ produits annuellement par Phalaborwa. Les parties doivent toutefois encore formaliser les accords commerciaux définitifs.

Ce partenariat constitue le dernier développement du plan de Rainbow Rare Earths visant à revoir le modèle d’exploitation de Phalaborwa. Une étude préliminaire publiée en 2024 prévoyait une mine capable de produire environ 1 900 tonnes d’oxydes de terres rares sur une durée de vie de 16 ans.

En 2025, la société a toutefois réorienté ses travaux en testant la possibilité d’extraire les terres rares non plus d’un minerai brut, mais de résidus industriels appelés « phosphogypses ». Une étude de préfaisabilité (PFS), attendue au quatrième trimestre, doit actualiser le modèle économique du projet et fournir les premiers indicateurs liés au nouveau procédé, avant une étude de faisabilité définitive (DFS) prévue au premier semestre 2027, qui doit ouvrir la voie à la construction.

Dans ce contexte, sécuriser l’expertise nécessaire à la mise en œuvre du nouveau procédé tout en trouvant un débouché pour une partie de la future production, constitue un élément important pour Rainbow Rare Earths. Les modalités du contrat d’enlèvement restent toutefois en discussion, la société indiquant que les prix devraient être fixés sur la base des « indices de prix pertinents des terres rares ». Aucune échéance n’a été avancée pour la finalisation du partenariat. En attendant, des essais utilisant la solution de terres rares de Rainbow sont déjà menés dans les installations de Neo en Estonie.

Aurel Sèdjro Houenou

Édité par Wilfried ASSOGBA 

Lire aussi :

28/10/2025 - Un projet de terres rares à 326 millions $ à nouveau retardé en Afrique du Sud

01/04/2026 - Terres rares : Rainbow veut lever 14 millions USD pour sa mine en Afrique du Sud

 

 

 

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