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Terres rares : le soutien de Washington fait avancer le projet mozambicain Monte Muambe

Terres rares : le soutien de Washington fait avancer le projet mozambicain Monte Muambe
  • Date de création: 21 août 2026 11:40

(Agence Ecofin) - L’Afrique est régulièrement présentée comme une alternative à la domination chinoise sur l’approvisionnement mondial en terres rares. Alors que ses investisseurs privés restent prudents face aux projets sur le continent, Washington multiplie les initiatives pour faire avancer certains gisements.

Le projet mozambicain de terres rares Monte Muambe va avancer vers une étude de préfaisabilité grâce au soutien des États-Unis. Son propriétaire britannique NeoTerra (anciennement Altona Rare Earths) a annoncé, jeudi 20 août, le choix de Valentine Enterprises pour piloter cette étude financée par l’US Trade and Development Agency (USTDA) à hauteur de 1,875 million de dollars.

Une fois cette sélection validée par l’agence américaine, Valentine Enterprises travaillera avec SGS North America, chargé notamment des essais métallurgiques et de l’ingénierie des procédés, ainsi qu’avec New Dominion Consulting, spécialisé dans les chaînes d’approvisionnement, les achats et les opérations. L’étude devrait commencer le mois prochain par une réunion de lancement et une visite du site, avant une courte campagne de forage destinée à récupérer des échantillons pour les essais métallurgiques. Cette étape vise à permettre à NeoTerra de mieux préciser les paramètres techniques et économiques de Monte Muambe avant d’envisager les phases suivantes de son développement.

Les capitaux publics en éclaireurs des investisseurs privés

Le soutien de l’USTDA au Mozambique s’inscrit dans une stratégie américaine plus large visant à développer des chaînes d’approvisionnement en minéraux critiques moins dépendantes de la Chine. Selon Reuters, l’International Development Finance Corporation (DFC) a déjà engagé 62,8 millions de dollars dans des projets de terres rares au Malawi, en Angola, à Madagascar et en Afrique du Sud. Des responsables de la DFC reconnaissent néanmoins que le capital privé reste largement absent. Les financements publics peuvent donc être perçus comme un moyen d’amener certains projets à un stade avancé en vue d’attirer les investisseurs.

Washington peut contribuer à réduire une partie des incertitudes techniques, mais il ne garantit pas la construction d’une mine ni la disponibilité de débouchés pour écouler la production. Une fois l’étude de préfaisabilité validée, plusieurs chantiers attendent donc NeoTerra, y compris le financement d’une étude de faisabilité définitive, la recherche de capitaux pour construire une éventuelle mine et des accords de ventes des volumes extraits ensuite.

Emiliano Tossou

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20/03/2026 - Terres rares : Altona mise sur les capitaux américains pour sa mine au Mozambique

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