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Shell finalise la cession de ses intérêts dans SPDC pour se concentrer sur l’offshore nigérian

  • Date de création: 14 mars 2025 15:34

(Agence Ecofin) - En décembre 2024, Shell annonçait la prise de sa décision finale d’investissement pour le projet Bonga North, une extension du champ principal Bonga dans le périmètre offshore du Nigeria. Cet actif devrait à terme, atteindre un pic de production de 110 000 barils/jour.  

Au Nigeria, la major pétrolière Shell a annoncé dans une note publiée le jeudi 13 mars la finalisation de la vente de sa participation de 30% dans la coentreprise pétrogazière SPDC, à Renaissance. Ce développement, qui fait suite à un accord signé entre les deux parties le 16 janvier sous réserve de l’approbation d’Abuja, cadre avec les plans de la compagnie anglo-néerlandaise pour rationaliser son portefeuille d’actifs dans le pays ouest-africain pour se concentrer sur l’offshore.  

Comme indiqué plus tôt cette année, la transaction devrait coûter au total 2,4 milliards USD à Renaissance. Ce montant comprend notamment un paiement de 1,3 milliard USD à Shell pour l’acquisition de SPDC, ainsi qu’une facture supplémentaire d’environ 1,1 milliard USD prenant en compte les créances antérieures et autres soldes de trésorerie de l’entreprise.  

Notons que la finalisation de cette opération survient dans un contexte marqué par le retrait de plusieurs compagnies internationales du périmètre onshore du Nigeria. Une réorganisation essentiellement due aux défis opérationnels auxquels sont confrontées ces dernières, notamment avec la persistance des actes de vandalisme. À l’instar de Shell, plusieurs compagnies telles que TotalEnergies ou Equinor ont cédé leurs actifs onshore à des entités locales en 2024.  

Cependant, pour la majorité de ces acteurs, ces transactions ne signent pas forcément leur retrait définitif du paysage pétrogazier nigérian. Shell en particulier devrait, apprend-on, se concentrer sur des « investissements futurs disciplinés dans ses positions en eaux profondes et dans le gaz intégré ». La compagnie a notamment fait un pas important dans ce sens en décembre dernier, avec la prise de la décision finale d’investissement (FID) du projet Bonga North.

Cette extension du champ principal Bonga disposerait selon les estimations actuelles de plus de 300 millions de barils équivalent pétrole (bep). Le champ devrait être opérationnel d’ici la fin de la décennie, avec un pic de production de 110 000 barils/jour attendu.  

Parallèlement à Shell, ExxonMobil envisage également de poursuivre son aventure nigériane dans les zones offshore, annonçant en septembre 2024 un investissement de 10 milliards USD pour soutenir cette vision. Il en est de même pour la major française TotalEnergies qui s’est engagée à injecter 6 milliards USD pour développer des projets pétroliers et gaziers dans le pays.  

Aurel Sèdjro Houenou (stagiaire)

Edité par : Feriol Bewa

Lire aussi : https://www.agenceecofin.com/actualites-industries/1103-126540-savannah-renforce-son-portefeuille-d-actifs-au-nigeria-avec-l-acquisition-de-sipec

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