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Le cacao ivoirien se transforme sur place et crée des emplois qualifiés

  • Date de création: 13 juillet 2025 18:16

(Agence Ecofin) - Dans un contexte où la Côte d’Ivoire cherche à renforcer son tissu industriel et répondre au chômage, l’ouverture d’une usine géante de transformation de cacao s’inscrit comme levier clé pour créer des emplois qualifiés et durables dans un secteur vital de l’économie.

Fin juin, la Côte d’Ivoire a inauguré une usine de transformation de cacao d’une valeur de 233 millions USD, dotée d’une capacité initiale de traitement de 50 000 tonnes de fèves par an, avec un objectif d’augmentation à 210 000 tonnes en deux ans. Le complexe intègre un centre de formation qui permet de préparer une main-d’œuvre spécialisée aux métiers industriels liés au cacao, de la maintenance à l’exploitation des équipements lourds.

Ce centre situé dans la zone industrielle d'Akoupé-Zeudji offre aux jeunes et techniciens locaux un accès à des compétences certifiées, adaptées aux exigences techniques de l’industrie moderne du cacao. En combinant apprentissage théorique et pratique, il favorise une insertion rapide dans les filières productives, réduit la dépendance aux compétences étrangères et favorise une augmentation des compétences durables chez la population locale, des facteurs clé de stabilité et de développement.

Cette initiative s’inscrit dans un contexte où le secteur agricole ivoirien emploie majoritairement une main-d’œuvre non qualifiée et cantonnée à des emplois précaires selon Trading Economics. En favorisant la transformation locale, la Côte d’Ivoire stimule la demande en professionnels qualifiés, contribuant ainsi à l’émergence d’une classe moyenne technique capable de soutenir sa croissance économique.

L’industrialisation de la filière cacao devient donc un levier majeur pour lutter contre le chômage et renforcer la résilience socio-économique, tout en améliorant les revenus et les conditions de travail. Pour l’instant, il est encore difficile de déterminer si l’ambition affichée se traduira pleinement par la création d’un nombre significatif d’emplois qualifiés. Cependant, selon une déclaration de Tiémoko Koné relayée par le Conseil du Café-Cacao sur son compte Facebook, Transcao CI a déjà permis de générer plus de 1400 emplois.

Pour maximiser cet impact, il sera essentiel d’assurer un financement pérenne de la formation, d’étendre ce modèle à d’autres régions et métiers liés au cacao, et de renforcer les partenariats entre l’industrie et les institutions éducatives. Si ces conditions sont réunies, ce projet pourrait servir d’exemple à d’autres secteurs et pays africains, démontrant comment formation technique et industrialisation peuvent générer des emplois durables.

Félicien Houindo Lokossou (stagiaire)

Edité par : Feriol Bewa

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27/06/2025 - La Côte d’Ivoire augmente sa capacité de broyage de cacao de 50 000 tonnes

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