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Namibie : la relance de la filière cuivre suscite déjà l’intérêt d’acheteurs internationaux

Namibie : la relance de la filière cuivre suscite déjà l’intérêt d’acheteurs internationaux
  • Date de création: 12 juin 2026 04:40

(Agence Ecofin) - Premier pays producteur d’uranium en Afrique, la Namibie se distingue également par l’exploitation de l’or et des diamants. Dynamique au début des années 2000, sa filière cuprifère enregistre aussi actuellement un regain d’intérêt, après une phase de recul marquée.

La société de négoce Hartree Metals, déjà présente en RD Congo et en Zambie, a conclu un accord avec Bezant Resources pour l’achat de 100 % de la production de sa future mine de cuivre Hope & Gorob en Namibie. Cette annonce, faite jeudi 11 juin, témoigne de l’intérêt grandissant des traders pour une filière cuprifère namibienne en pleine relance.

Dynamique dans les années 2000, avec plusieurs mines en activité, l’industrie cuprifère namibienne a progressivement perdu de son éclat. À ce jour, la mine Tschudi, exploitée par Consolidated Copper Corp, apparaît comme le seul site industriel producteur de cuivre du pays. C’est dans ce contexte que de nouveaux projets émergent, à l’image de Hope & Gorob qui pourrait contribuer à introduire de nouveaux volumes dans le circuit productif national.

Bezant Resources prévoit de lancer la production à Hope & Gorob au troisième trimestre 2026, même si les volumes attendus n’ont pas encore été précisés. En plus de s’engager à acheter l’intégralité de la future production, Hartree Metals a accordé à la compagnie une facilité de crédit de 7 millions USD destinée à soutenir le développement du projet.

Cet intérêt des acheteurs ne se limite pas à Hope & Gorob. Des avancées sont également attendues sur le projet Omitiomire, que Appian Capital Advisory ambitionne de développer en une mine capable de produire environ 30 000 tonnes de cuivre par an pendant 15 ans. Là aussi, l’intérêt des acheteurs se manifeste déjà, la société ayant indiqué avoir « entamé des discussions avec des partenaires potentiels concernant de futurs accords d’écoulement ». Le calendrier de mise en œuvre du projet reste à préciser.  

Au-delà des réalités propres à la filière, ces développements s’inscrivent dans un contexte mondial de plus en plus tendu pour l’approvisionnement en cuivre. Déjà affecté à court terme par des perturbations sur certains grands pôles de production, le marché pourrait entrer dans une phase de déficit structurel sous l’effet de la transition énergétique. Selon l’Agence internationale de l’énergie (AIE), l’offre de cuivre pourrait accuser un déficit de près de 30 % d’ici 2035. Une perspective qui renforce l’intérêt porté à toute nouvelle source, y compris dans des pays moins associés à ce métal comme la Namibie.

Reste désormais à voir comment cette dynamique évoluera dans les prochains mois, alors que plusieurs autres projets cuprifères progressent dans le pays. C’est notamment le cas de Haib, qui renferme 2,09 millions de tonnes de ressources cuprifères et poursuit son avancée vers une éventuelle mise en exploitation. La capacité des promoteurs à faire progresser leurs projets jusqu’au stade de la production sera aussi déterminante dans le cadre de ces démarches.

Pour la Namibie, où le secteur minier reste dominé par l’uranium, l’or et les diamants, l’intérêt des acheteurs pour le cuivre pourrait ouvrir la voie à de nouveaux flux d’exportation et aux recettes fiscales associées.

Aurel Sèdjro Houenou

Édité par Wilfried ASSOGBA 

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15/05/2026 - Namibie : 400 millions USD annoncés pour un secteur du cuivre en quête de renouveau

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