Facebook Agence Ecofin Twitter Agence Ecofin LinkedIn Agence Ecofin
Instagram Agence Ecofin Youtube Agence Ecofin Tik Tok Agence Ecofin WhatsApp Agence Ecofin

Burkina Faso : un nouveau mécanisme de financement pour la transformation d’anacarde

  • Date de création: 10 février 2025 10:32

(Agence Ecofin) - En Afrique de l’Ouest, la campagne anacardière de 2025 bat son plein. Comme dans la majorité des pays de la région, le Burkina Faso exporte encore une grande partie de sa récolte sous forme brute.

Au Burkina Faso, le Fonds Dumu Ka Fa (DKF), dédié au financement du secteur agropastoral a mis en place un mécanisme de financement au profit des unités de transformation d’anacarde, en collaboration avec le Conseil burkinabè des filières agropastorales et halieutiques (CBF).

Dans un communiqué publié le vendredi 7 février sur sa page Facebook, le ministère de l’Agriculture a indiqué que ce mécanisme permettra l’octroi de crédits maximum de campagne à hauteur de 500 millions de francs CFA (786 000 $) remboursable sur neuf mois, avec un taux d’intérêt de 4 % pour chaque unité de transformation éligible.  

Cet appui financier entend améliorer l’approvisionnement en matières premières des industriels et accompagner le secteur de la transformation. Selon les estimations du service indépendant de conseil commercial N’kalô, le pays des Hommes intègres n’a transformé que 16 000 tonnes de noix en 2024, soit environ 10 % de la production totale qui s’est élevée à 161 000 tonnes. Ce faible niveau de transformation intervient alors que la capacité installée de transformation au Burkina Faso était évaluée à 30 000 tonnes en 2021, selon les données officielles.

Les observateurs estiment que dans le pays, de nombreuses unités de transformation doivent chaque année arrêter leurs activités faute de matières premières, car les prix à l’exportation de celle-ci brute sont beaucoup plus attractifs. Alors que la campagne de 2025 n’est pas encore officiellement lancée, les ambitions des autorités sur le segment de la transformation, ne sont pas encore connues pour cette année.

Dans son bulletin d’information publié le 6 février dernier, N’kalô souligne que les prix bord-champs du kilogramme de noix de cajou varient entre 300 et 700 francs CFA (0,47 et 1,1 $), selon les régions.

Stéphanas Assocle

Édité par Wilfried ASSOGBA

Lire aussi:

07/02/2025 - Noix de cajou : bilan 2024 et perspectives pour 2025 avec Jim Fitzpatrick (Interview)

31/01/2025 - Tanzanie : hausse de 34 % de la récolte de noix de cajou en 2024/2025 (N’Kalô)

30/01/2025 - Anacarde : la Côte d’Ivoire accélère sur la transformation pour capter plus de richesse

Sur le même thème
Le Ghana a recours aux importations pour la quasi-totalité de ses besoins en engrais. Jusqu’ici marginal, le segment des engrais organiques suscite un intérêt...
La Banque ouest-africaine de développement va débloquer 45 milliards FCFA pour la troisième phase du Programme d’appui à la mécanisation agricole et à l’irrigation...
La Côte d’Ivoire et le Ghana s’imposent respectivement comme les 1er et 2ème producteurs mondiaux de cacao. Sur un marché volatil, les prix bord...
Au Sénégal, l’élevage représente environ 4 % du PIB et fait vivre près d’un tiers des ménages. Ces dernières années, le vol de bétail s’est...