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Algérie : après le blé, l’italien BF veut désormais investir dans l’élevage de bétail

  • Date de création: 01 avril 2025 10:10

(Agence Ecofin) - En Algérie, le secteur agricole contribue à hauteur de 13 % au PIB et emploie environ 9 % de la population active. Le gouvernement qui souhaite réduire l’importation de certains produits animaux tels que la viande, encourage les investissements du secteur privé dans le sous-secteur de l’élevage.

En Algérie, le groupe agroalimentaire italien Bonifiche Ferraresi (BF) veut mettre en œuvre un nouveau projet d’investissement dans le secteur agricole. C’est ce qu’a révélé Federico Vecchioni (photo), PDG de l’entreprise, qui se confiait au média local en ligne Echourouk le 29 mars dernier, précisant que cette initiative a été approuvée par le ministère de l’Agriculture.

Ledit projet portera sur l’élevage de bovins et le développement d’une chaîne de production complète incluant la production de viande, de lait ou encore de fourrage pour l’alimentation du bétail. Pour l’heure, les détails concernant le coût et la date de démarrage des travaux ne sont pas encore connus.

Cette annonce intervient alors que le groupe BF développe, depuis le 4 juillet 2024, un projet de production de blé et de légumineuses sur un site de 36 000 hectares situé à Timimoun dans le cadre d’une joint-venture avec le Fonds national d’investissement algérien mobilisant un investissement total de 455 millions $.

Alors que ce nouveau projet devrait permettre à l’entreprise italienne de renforcer sa présence dans le secteur agricole algérien, il constitue également une opportunité pour le pays d’Afrique du Nord d’attirer de nouveaux investissements afin d’accroître la capacité de production de viandes de son industrie locale, d’autant plus que le gouvernement cherche à réduire sa dépendance aux importations dans cette catégorie de denrée.

Les dernières estimations formulées par la FAO indiquent en effet que les achats de viande bovine dans le pays ont plus que quintuplé, passant de 12 000 tonnes en 2023 à 69 000 tonnes en 2024, tirés par une consommation en forte progression, qui a bondi de plus de 32 % à 209 000 tonnes.

C’est dans ce contexte que le ministère de l’Agriculture a installé, le 12 décembre dernier, la Commission nationale pour le renforcement de la production de viandes rouges, mandatée pour élaborer des solutions visant à développer le cheptel national ovin et bovin en vue d’augmenter la production de viandes rouges et réduire les importations de cette catégorie de produits alimentaires.

Stéphanas Assocle

Édité par Wilfried ASSOGBA

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