(Agence Ecofin) - Alors qu’il cherche à encourager les investissements et rebâtir la confiance des acteurs du secteur pétrolier, le Nigeria a lancé début décembre 2025, un cycle d’appel d’offres pétrolier. Le processus est toujours en cours.
Au Nigeria, le gouvernement fédéral a annoncé un assouplissement des conditions financières d’accès à son appel d’offres pétrolier. L’information a été rapportée le mercredi 28 janvier par plusieurs médias locaux et internationaux, à l’issue d’un webinaire impliquant la Nigerian Upstream Petroleum Regulatory Commission (NUPRC), le régulateur de l’amont pétrolier.
La mesure concerne la prime à la signature, un paiement initial exigé des entreprises au moment de la signature d’un contrat d’exploration ou de production de pétrole et de gaz. Celle-ci qui atteignait près de 200 millions de dollars il y a quelques années, a été ramenée à une fourchette comprise entre 3 millions et 7 millions de dollars. En 2024, elle s’élevait à environ 10 millions de dollars. Toute offre doit respecter cette fourchette pour être recevable, selon le régulateur.
La NUPRC a indiqué que cette décision avait été validée par le ministre du Pétrole et qu’elle s’appliquait aux paiements versés par les entreprises retenues avant l’attribution officielle des licences.
Cependant, le régulateur a précisé que l’évaluation des offres ne repose pas uniquement sur le montant de la prime à la signature. D’autres critères, notamment le programme de travail proposé, la capacité technique et la structure de gouvernance du soumissionnaire, sont également pris en compte dans le processus d’octroi des licences.
La réduction de la prime à la signature avait déjà été évoquée en décembre 2025, dans une déclaration du régulateur, précisant que cette mesure faisait partie des dispositions visant à faciliter la participation des investisseurs au cycle d’octroi de licence.
Un processus organisé dans un contexte de baisse des investissements
Le processus d’appel d’offres pétrolier porte sur 50 blocs pétroliers et gaziers proposés à l’attribution. Ces blocs sont répartis entre des zones onshores, en eaux peu profondes, des bassins dits « frontier » et des zones en eaux profondes, selon les informations présentées par la NUPRC lors de réunions avec des investisseurs.
Les entreprises intéressées doivent s’inscrire sur la plateforme officielle du régulateur, consulter les données mises à disposition pour chaque bloc et soumettre leurs offres dans les délais fixés. L’ensemble de la procédure est conduit sous format numérique.
Le régulateur a indiqué que le processus d’attribution repose sur un système de notation, combinant des critères financiers et techniques. Les offres sont examinées par des comités internes, avant validation par les autorités compétentes, conformément au cadre réglementaire en vigueur.
La NUPRC a également signalé que le cycle d’appel d’offres fait l’objet d’une supervision indépendante, notamment par la Nigeria Extractive Industries Transparency Initiative (NEITI), afin d’assurer la transparence du processus.
Ce cycle s’inscrit dans un contexte marqué par une baisse des investissements dans le secteur pétrolier nigérian ces dernières années, selon les données communiquées par les autorités du secteur. Plusieurs compagnies internationales ont en effet cédé des actifs surtout onshores.
Tout au long de l’année 2025, le Nigeria n’a pas réussi à atteindre ses objectifs de production. Le pays a produit en moyenne 1,64 million de barils par jour de pétrole brut et de condensats sur les onze premiers mois de l’année. L’État cherche à porter la production à 2 millions de barils par jour d’ici 2027.
Abdel-Latif Boureima
Édité par Wilfried ASSOGBA
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13/11/2025 - Nigeria : le cycle d’appel d’offres pétrolier de 2025 prévu pour le 1ᵉʳ décembre
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