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RDC : Pourquoi Kinshasa veut devenir actionnaire de la future banque africaine de l’Energie

RDC : Pourquoi Kinshasa veut devenir actionnaire de la future banque africaine de l’Energie
  • Date de création: 28 septembre 2026 13:33

(Agence Ecofin) - En envisageant d’entrer au capital de la Banque africaine de l’Énergie, Kinshasa entend participer à la mise en place d’un nouvel outil africain de financement du secteur énergétique. La démarche intervient alors que la RDC cherche à mobiliser davantage de ressources pour le développement de ses projets dans les hydrocarbures.

La République démocratique du Congo (RDC) souhaite devenir membre fondateur de la Banque africaine de l’Énergie. La ministre d’État, ministre des Hydrocarbures, Acacia Bandubola Mbongo, a reçu le jeudi 24 septembre à Kinshasa une délégation de l’Organisation des producteurs de pétrole africains (APPO).

Les échanges ont porté sur la participation de la RDC à la mise en place de cette institution créée à l’initiative de l’APPO et d’Afreximbank en juin 2024. Pour concrétiser son adhésion, Kinshasa devra ratifier le traité instituant la banque et effectuer le versement correspondant à sa participation au capital.

Un accès aux capitaux

L’enjeu est d’abord financier. Devenir actionnaire de la Banque africaine de l’Énergie permettrait à la RDC de prendre part à une institution appelée à mobiliser des ressources pour des projets énergétiques sur le continent. La banque a notamment vocation à financer les activités pétrolières et gazières, les infrastructures et d’autres segments de la chaîne de valeur énergétique.

L’accès à ces ressources ne serait toutefois pas automatique. Les projets congolais devront répondre aux conditions de financement et aux critères d’investissement de la banque. Son intervention dépendra notamment des ressources qu’elle parviendra à mobiliser auprès d’investisseurs et de partenaires financiers. Selon le gouvernement ivoirien, l’institution dispose d’une enveloppe d’amorçage de 500 millions $, avec pour objectif de porter son capital à 5 milliards $.

Les discussions du 24 septembre ont également porté sur une coopération entre l’African Energy Investment Corporation (AEICORP) et la Société nationale des hydrocarbures du Congo (SONAHYDROC). Elle pourrait porter sur le financement et la structuration de projets, ainsi que sur la recherche d’investisseurs pour le développement du secteur énergétique congolais.

La création de la Banque africaine de l’Énergie répond à la volonté de faciliter l’accès des projets énergétiques africains aux financements. Dans un communiqué conjoint publié en 2022, l’APPO et Afreximbank expliquaient vouloir apporter une réponse africaine aux difficultés croissantes rencontrées par les projets pétroliers et gaziers du continent pour accéder aux financements internationaux.

Une participation qui reste à concrétiser

Pour l’heure, l’adhésion congolaise n’est pas encore effective. Kinshasa doit encore ratifier le traité fondateur et effectuer le versement correspondant à sa participation au capital.

« Nous restons très confiants que la RDC fera tout pour être membre fondateur de cette banque. Nous pensons qu’elle fera un paiement initial et ratifiera le traité de création », a déclaré Zakaria Dosso, directeur général d’AEICORP, à l’issue des échanges avec la ministre des Hydrocarbures.

La démarche intervient par ailleurs alors qu’Acacia Bandubola Mbongo, actuellement vice-présidente de l’APPO, doit briguer la présidence de l’organisation lors de la session ordinaire du Conseil des ministres prévue le 17 novembre prochain.

Chamberline Moko

Edité par M.F. Vahid Codjia

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