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À l’ONU, l’AIE fait le point sur les avancées et les défis de la cuisson propre en Afrique

À l’ONU, l’AIE fait le point sur les avancées et les défis de la cuisson propre en Afrique
  • Date de création: 26 septembre 2026 06:05

(Agence Ecofin) - Longtemps reléguée derrière l’enjeu de l’accès à l’électricité, la cuisson propre gagne du terrain dans les politiques énergétiques africaines. Les progrès restent toutefois loin du rythme nécessaire pour résorber un déficit qui touche encore près de 1 milliard de personnes.

La mobilisation autour de la cuisson propre s’est renforcée depuis le sommet international organisé à Paris en 2024. Le mardi 22 septembre, en marge de l’Assemblée générale de l’ONU à New York, le Kenya et la Norvège ont réuni, avec l’Agence internationale de l’énergie (AIE) et leurs partenaires, gouvernements, institutions financières et acteurs privés pour faire le point sur les avancées et préparer le prochain sommet prévu à Nairobi.

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Selon l’AIE, plus de 120 nouvelles politiques consacrées à la cuisson propre ont été introduites depuis le rendez-vous de Paris. Plus de 80 % des Africains encore privés d’accès vivent désormais dans des pays ayant renforcé leur cadre politique. Le nombre de personnes accédant chaque année à des solutions propres progresse également à un rythme supérieur de 30 % à la moyenne des cinq dernières années.

Les financements, principal enjeu, commencent aussi à être déployés. Plus du tiers des 2,2 milliards USD engagés à Paris a été consacré à des projets dans 28 pays africains. En juillet, 900 millions USD de nouveaux engagements avaient par ailleurs été sécurisés en préparation du prochain sommet.

Ces avancées restent toutefois modestes face à l’ampleur du besoin. Près de 1 milliard d’Africains restent sans accès à la cuisson propre, alors que l’AIE estime à environ 4 milliards USD par an les investissements nécessaires pour combler le déficit dans le monde, dont la moitié en Afrique. Le président kényan William Ruto a ainsi insisté à New York sur la nécessité de transformer les engagements en investissements, puis en réalisations concrètes.

Le deuxième sommet devait initialement se tenir les 9 et 10 juillet 2026 à Nairobi, avant d’être reporté aux 27 et 28 janvier 2027. Après ce contretemps, la rencontre de New York visait précisément à maintenir la mobilisation politique et financière jusqu’à ce prochain rendez-vous, où de nouveaux engagements sont attendus.

Abdoullah Diop

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