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L’acier sud-africain face au défi de la décarbonation et du CBAM européen

L’acier sud-africain face au défi de la décarbonation et du CBAM européen
  • Date de création: 26 septembre 2026 06:02

(Agence Ecofin) - La sidérurgie sud-africaine doit réduire une empreinte carbone élevée, tout en préservant sa compétitivité sur les marchés extérieurs. ArcelorMittal South Africa s’appuie sur Veolia et Norfund pour faire avancer plusieurs projets allant dans ce sens.

Le fer et l’acier constituent le secteur sud-africain le plus exposé au mécanisme carbone aux frontières de l’Union européenne, selon l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE). C’est dans ce contexte qu’ArcelorMittal South Africa (AMSA) s’est associé à Veolia et au fonds norvégien Norfund pour développer des projets destinés à réduire l’empreinte énergétique et environnementale de ses activités.

Les premières pistes portent sur la récupération et la réutilisation du gaz de haut-fourneau ainsi que sur la modernisation des installations de vapeur et de production électrique. Les partenaires examineront ensuite les énergies renouvelables, l’optimisation de l’eau et le traitement des eaux usées.

L’enjeu de la décarbonation dépasse les seules activités d’AMSA et concerne plus largement un secteur qui pèse 1,5 % du PIB sud-africain et environ 200 000 emplois. Selon l’OCDE, la sidérurgie sud-africaine génère environ 30 % des émissions de CO₂ de l’industrie manufacturière et la production par haut-fourneau émet près de 4 tonnes de CO₂ par tonne d’acier, contre environ 2 tonnes en moyenne mondiale.

Cette forte intensité carbone expose davantage ce secteur qui est xtourné vers l’exportation au durcissement des règles sur ses marchés extérieurs. L’OCDE le considère d’ailleurs comme le secteur sud-africain le plus à risque face au CBAM européen et estime que plus de 500 millions USD de fer et d’acier étaient exportés vers l’Union européenne en 2021.

Du coté de Norfund, on dispose déjà d’une expérience dans ce type de transition. En 2025, l’institution norvégienne a prêté 15 millions USD au sidérurgiste ghanéen B5 Plus, notamment pour moderniser son usine et installer 16 MW de solaire. Avec Veolia, l’autre partenaire, il dispose également depuis 2024 d’une plateforme destinée à développer et financer des projets industriels africains pouvant atteindre 50 millions d'euros (environ 57 millions USD).

Abdoullah Diop

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