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Terres rares : Harena prépare un soutien américain accru à Madagascar

Terres rares : Harena prépare un soutien américain accru à Madagascar
  • Date de création: 25 septembre 2026 19:26

(Agence Ecofin) - La concentration de l’offre des terres rares en Chine pousse Washington à rechercher de nouvelles sources d’approvisionnement. Avec plusieurs projets avancés, Madagascar peut devenir l’un des alliés africains de cette diversification.

Harena Rare Earths cherche à renforcer l’appui américain à son projet de terres rares Ampasindava, avec le soutien des autorités malgaches. En marge de l’Assemblée générale des Nations unies à New York, la compagnie a multiplié les échanges avec l’U.S. International Development Finance Corporation (DFC), alors qu’elle doit encore réunir les financements nécessaires pour conduire le projet jusqu’à la production.

Dans un communiqué publié vendredi 25 septembre, Harena explique que son président exécutif Ivan Murphy a rencontré le président malgache Michaël Randrianirina, l’ambassadrice de Madagascar aux États-Unis et des représentants de la DFC. Il s’est également entretenu séparément avec le directeur général de l’institution américaine, Ben Black, au sujet de la « prochaine étape » de leur relation.

La DFC est l’institution américaine de financement du développement, chargée notamment de mobiliser des capitaux privés vers des projets jugés stratégiques pour les intérêts économiques et internationaux des États-Unis. Elle a déjà soutenu plusieurs projets africains de terres rares, notamment Songwe Hill au Malawi et les activités de Pensana en Angola. L’institution a d’ailleurs annoncé plus tôt cette année un engagement de 4,84 millions $ pour Ampasindava, son premier investissement minier à Madagascar.

Pour Harena, cette première enveloppe doit notamment l’aider à financer les travaux environnementaux et sociaux, les autorisations réglementaires et une installation pilote de traitement avant l’étude de faisabilité définitive. La DFC indique elle-même que ces travaux doivent permettre d’évaluer Ampasindava en vue d’un éventuel investissement ultérieur en dette ou en fonds propres. C’est précisément ce soutien de plus grande ampleur que Harena cherche désormais à préparer.

L’étude de préfaisabilité publiée en janvier évalue à 142 millions $ le capital nécessaire pour développer une mine. Harena vise environ 4 000 tonnes d’oxydes de terres rares par an, dont quelque 1 700 tonnes de néodyme et praséodyme (NdPr), ainsi que du dysprosium et du terbium (DyTb), utilisés notamment dans les aimants permanents. Le projet affiche une durée de vie estimée à 20 ans.

Dans les prochains mois, il faudra donc voir si les démarches engagées par Harena débouchent sur une participation américaine au financement de la construction d’Ampasindava. La compagnie vise désormais une première production de concentré à la mi-2028, après une année 2027 qui doit notamment être consacrée au financement du projet et, selon la feuille de route publiée en janvier, à la décision finale d’investissement.

Emiliano Tossou

Édité par Wilfried ASSOGBA

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