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Afrique du Sud : la Banque centrale abaisse sa prévision de croissance à 1,2 % en 2026

Lesetja Kganyago, gouverneur de la SARB Lesetja Kganyago, gouverneur de la SARB
  • Date de création: 24 septembre 2026 15:44

(Agence Ecofin) - Après avoir reculé au deuxième trimestre, l’activité sud-africaine devrait rester sous pression en 2026, dans un contexte international marqué par les tensions géopolitiques et les perturbations des chaînes d’approvisionnement. La hausse attendue des prix des carburants devrait par ailleurs accentuer les tensions sur l’inflation.

La Banque de réserve d’Afrique du Sud (SARB) a revu à la baisse sa prévision de croissance économique à 1,2 %, contre une prévision précédente de 1,4 %, dans un contexte international plus difficile.

Selon la SARB, les tensions géopolitiques, notamment les conflits au Moyen-Orient et entre la Russie et l’Ukraine, perturbent les chaînes d’approvisionnement ainsi que les flux de pétrole et de produits alimentaires. « Les chocs mondiaux pèsent manifestement sur notre économie », a-t-elle indiqué.

L’institution estime ainsi que les risques qui pèsent sur ses perspectives de croissance restent orientés à la baisse, malgré les perspectives de reprise de l’activité au cours des prochains mois. Cette révision intervient alors que la nation arc-en-ciel enregistre depuis une décennie une croissance moyenne d’environ 1 % par an. Au deuxième trimestre 2026, le pays a enregistré une contraction de 0,2 % de son PIB, après une hausse de 0,4 % au trimestre précédent.

La Banque centrale maintient toutefois sa perspective d’une croissance d’environ 2 % à moyen terme, sous réserve d’une stabilisation de l’environnement international et de la poursuite des réformes engagées.

Des pressions inflationnistes accrues

La révision des perspectives de croissance intervient alors que les pressions inflationnistes devraient s’accentuer. La hausse des prix des carburants devrait porter l’inflation au-dessus de 5 % à fin 2026 et début 2027, avant un retour vers la cible de 3 % à la fin de 2027.

Dans ce contexte, le Comité de politique monétaire (CPM) a décidé à l’unanimité de relever son taux directeur de 25 points de base, à 7,25 %, à compter du vendredi 25 septembre. Le CPM justifie cette décision par la nécessité d’éviter que les chocs actuels sur les prix ne se traduisent par une inflation plus persistante.

À plus long terme, la Banque centrale souligne l’importance des réformes structurelles dans les secteurs de l’énergie et des transports, ainsi que de la maîtrise de la dette et de l’inflation, pour soutenir durablement la croissance de l’économie sud-africaine.

Charlène N’dimon

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