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Libye : de nouveaux blocages enregistrés sur le champ pétrolier d’al Sharara

Libye : de nouveaux blocages enregistrés sur le champ pétrolier d’al Sharara
  • Date de création: 23 septembre 2026 17:41

(Agence Ecofin) - En Libye, revendications salariales, sociales ou politiques finissent souvent aux portes des champs pétroliers. Sharara, dans le désert du Sud-Ouest, en fait régulièrement les frais depuis 2011.

En Libye, des membres de la force chargée de protéger les sites pétroliers libyens bloquent depuis lundi l’oléoduc du gisement de Sharara, le plus important du pays avec une capacité de 335 000 b/j, d’après les données officielles du mois d’août. Le même jour, d’autres gardes ont fermé les portails de la raffinerie de Zawiya, sur la côte ouest libyenne.

La National Oil Corporation (NOC), la compagnie publique du pétrole en Libye, a désigné les responsables mardi 22 septembre. Elle attribue notamment la fermeture de la vanne n°7 à des éléments du Petroleum Facilities Guard (PFG) du Sud-Ouest, épaulés par un groupe armé.

D’après la société d’État, le blocage fait perdre au pays environ 130 000 b/j. Mardi toujours, la compagnie affirmait préparer une déclaration de force majeure dans les prochaines heures. Ce mécanisme juridique suspend les obligations de livraison sans que cela entraine de pénalités. Mercredi 23 septembre matin, aucune déclaration ne figurait sur son site dans ce sens.

Ces blocages prolongent une fronde entamée plus tôt ce mois. Le 13 septembre, des gardes avaient déjà bloqué l’accès à la raffinerie de Zawiya d’une capacité de 120 000 b/j, la deuxième des cinq que compte la Libye. Une action visant à protester contre leurs conditions de travail, a rapporté Libya Herald.

Deux jours plus tard, d’autres ont fermé l’oléoduc Hamada-Zawiya, stoppant les champs de Hamada et d’Al-Tahara, indique la NOC. Le 16 septembre, la branche Sud-Ouest du PFG menaçait de fermer sept champs, dont Sharara, faute d’avancée sur ses revendications financières, relate le même journal.

Selon les statistiques de la Central Bank of Libya publiées le 11 septembre dernier, l’État a encaissé 98,9 milliards de dinars (15,5 milliards $) de recettes, entre janvier et août 2026. Sur la même période les ventes de brut ont fourni 80,8 milliards de dinars (12,7 milliards $) et les redevances pétrolières 15,3 milliards de dinars (2,4 milliards $). Les salaires publics, premier poste de dépenses du pays, ont absorbé 46,9 milliards de dinars (7,4 milliards $). Dans le même temps, l’institution enregistre déjà un déficit de 4,9 milliards $ en devises.

Sharara a déjà connu deux déclarations de force majeure en 2024. En janvier, des manifestants d’Oubari, dans le Sud, bloquaient le champ pour dénoncer les pénuries de carburant. Comme rapporté par Agence Ecofin à l’époque, la NOC avait levé la mesure deux semaines plus tard, après un accord prévoyant des travaux d’infrastructures dans la région.

Sept mois après, en août, l’arrêt du champ avait coïncidé avec un différend entre autorités rivales sur le contrôle de la Banque centrale libyenne. La production n’avait repris que le 3 octobre, après un compromis sur ce dossier, a rapporté le média MEES.

Abdel-Latif Boureima

Édité par Wilfried ASSOGBA

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22/01/2024 : Libye : le gisement pétrolier Al-Sharara, de nouveau opérationnel, après plusieurs jours d’arrêt

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