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Guinée-Bissau : le FMI valide les réformes, mais alerte sur les fragilités persistantes

Guinée-Bissau : le FMI valide les réformes, mais alerte sur les fragilités persistantes
  • Date de création: 06 mai 2026 16:07

(Agence Ecofin) - Le FMI salue des performances conformes aux objectifs, tout en mettant en garde contre un environnement économique plus contraignant en 2026, appelant à la poursuite des réformes pour préserver la stabilité macroéconomique.

Le FMI a conclu un accord avec la Guinée-Bissau sur les politiques économiques dans le cadre de la 11ᵉ revue de la facilité élargie de crédit (FEC). L’institution l’a annoncé dans un communiqué publié mardi 5 mai.

Selon le Fonds, tous les objectifs du programme à fin mars 2026 ont été respectés, illustrant une exécution globalement satisfaisante, bien que toujours soumise à des contraintes économiques persistantes. Sous réserve de l’approbation du conseil d’administration du FMI, cet accord devrait permettre un nouveau décaissement d’environ 1,6 million de dollars, portant le total des fonds mobilisés à près de 52,8 millions de dollars depuis le lancement du programme en 2023.

Concrètement, le programme visait à préserver la stabilité macroéconomique, assurer la soutenabilité des finances publiques et soutenir une croissance plus inclusive. Les réformes visaient ainsi à instaurer une discipline budgétaire stricte fondée notamment sur la priorisation des dépenses et le renforcement de la mobilisation des recettes intérieures. Ce dispositif est complété par des réformes structurelles portant sur la fiscalité, la gestion de la dette et la gouvernance publique.

Cette revue intervient dans un contexte où les perspectives économiques pour 2026 s’annoncent moins favorables, avec un environnement international plus contraignant, marqué notamment par la hausse des prix mondiaux du carburant liée aux tensions au Moyen-Orient. Le Fonds met également en avant de possibles perturbations de la campagne de commercialisation de la noix de cajou, l’un des principaux produits d’exportation du pays, « dues à des contraintes de production et de logistique ».

Dans ce contexte, le FMI insiste sur la nécessité de poursuivre les réformes tout en accélérant la diversification de l’économie. Le développement de secteurs comme la pêche et les industries extractives (pétrole, phosphate, bauxite) apparaît crucial pour renforcer la résilience du pays à moyen terme.

« À l’avenir, les perspectives restent exposées à d’importants risques, notamment des conditions météorologiques défavorables, une détérioration des termes de l’échange et un resserrement des conditions de financement », a déclaré Niko Hobdari, chef de mission pour la Guinée-Bissau.

Après une croissance estimée à 5,8 % en 2025, l’activité devrait ralentir à 4,9 % en 2026, selon le FMI.

Carelle Yourann (stagiaire)

Edité par M.F. Vahid Codjia

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