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Débora Kayembe, la Congolaise rectrice à Edimbourg, veut rapprocher les universités d'Afrique de celles d'Ecosse

  • Date de création: 18 février 2021 17:41

(Agence Ecofin) - Une bonne ressource humaine est la base du changement. C’est ce en quoi croit Débora Kayembe qui vient d’être portée à la tête de l’une des plus prestigieuses universités européennes. Elle entend profiter de sa position pour faire bouger les lignes en Afrique, du moins sur le plan éducatif.

La Congolaise Débora Kayembe (photo) est devenue il y a quelques jours la première personnalité du continent africain à être désignée recteur de l’Université d’Edimbourg en Ecosse, la 30e meilleure université au monde, selon le classement Time High Education 2021. Alors qu’elle prendra officiellement fonction le 1er mars prochain, la native de Kinshasa a pour ambition de participer au développement de l’éducation en Afrique et de faire bénéficier ses universités de l’expertise de celles d’Ecosse.

« Je suis à l’écoute des universités africaines. Mon programme aura un intérêt direct sur le développement de l’éducation entre l’Ecosse et l’Afrique. Le continent noir a beaucoup à apprendre de l’Ecosse et vice versa. Un partenariat juste et équitable constituera la base des échanges. Tel est mon leitmotiv », a déclaré Débora Kayembe dans une interview accordée à Financial Afrik.

C’est depuis le mois de novembre 2020 que l’avocate et militante des droits de l’homme de 45 ans a été proposée pour occuper le poste de recteur de l’Université d’Edimbourg. Alors qu’elle-même n’y croyait pas, elle a finalement été désignée à cause de son message de tolérance et de dialogue face au racisme au Royaume-Uni.

Si sa priorité reste l’Ecosse, elle ne cache pas ses plans pour l’Afrique. Outre le rapprochement des universités, elle compte lancer un programme d’éducation sanitaire pour tout le continent et promouvoir la multiplication des échanges scientifiques et académiques entre le continent et sa terre d'accueil.

Par ailleurs, Débora Kayembe a lancé un appel aux Etats africains pour qu’ils investissent dans l'éducation qui pour elle, reste la principale base du développement.

En Afrique, le maillon faible des systèmes éducatifs est le financement.  Les pays francophones sont les plus touchés par le manque de financement. Très peu d'entre eux respectent la recommandation de l’UNESCO qui veut qu’au moins 20% du budget annuel de l’Etat soit alloué à l’éducation.

Notons que la subvention publique est la principale sinon la seule source de revenus pour financer l’éducation en Afrique. Les investissements privés restent rares et très souvent dirigés vers des projets qui ne sont pas toujours inclusifs.

Vanessa Ngono Atangana


Vanessa Louise NGONO ATANGANA
 
COMM

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