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RDC : le déficit énergétique réduit les prévisions de production de cuivre

  • Date de création: 08 octobre 2024 17:26

(Agence Ecofin) - Selon la firme de recherche BMI, la production congolaise de cuivre devrait augmenter de 4,5 % en 2024, dépassant ainsi les 3 millions de tonnes. Alors que la mine Kamoa-Kakula devrait livrer jusqu’à 490 000 tonnes cette année, les pannes électriques obligent le propriétaire à modifier ses plans.

Ivanhoe Mines vise désormais une production maximale de 450 000 tonnes de concentré de cuivre en RDC, contre 490 000 tonnes dans ses prévisions initiales. Dans un communiqué publié le 7 octobre, la compagnie canadienne explique ce changement par les difficultés rencontrées dans l’approvisionnement électrique.

Depuis le premier trimestre 2024, Ivanhoe présente l’instabilité du réseau électrique au sud de la RDC comme la cause principale de la baisse de sa production de cuivre. En dépit de la mise en service d’un nouveau concentrateur en juin dernier, succès qui a porté la capacité de production annuelle de Kamoa-Kakula à 600 000 tonnes de cuivre, la compagnie estime que l’impact du déficit énergétique sur ses objectifs initiaux est irrémédiable.

Kamoa-Kakula étant la plus grande mine congolaise de cuivre, il faut souligner qu’une réduction de ses prévisions risque également d’affecter la production de cuivre totale attendue par la RDC en 2024. La RDC pourrait néanmoins conserver son statut de deuxième producteur mondial de cuivre, arraché en 2023 au Pérou.

Désormais poursuivant de la RDC, le pays d’Amérique latine prévoit de produire 2,8 millions de tonnes de cuivre cette année, soit une production similaire à celle de la RDC en 2023. Or, un rapport publié fin mai par BMI, une unité de Fitch Solutions, indique que la production congolaise de cuivre devrait croitre de 4,5 % en 2024, atteignant ainsi environ 3 millions de tonnes.

À moyen terme, il faut aussi souligner que des mesures ont néanmoins déjà été prises pour mettre fin d’ici 2025 à l’instabilité observée dans l’approvisionnement électrique dans le secteur minier congolais, particulièrement à Kamoa-Kakula. Ivanhoe Mines a ainsi signé en juillet un accord avec la Société nationale d’électricité (Snel) pour augmenter la capacité de transmission et améliorer la fiabilité du réseau, rapporte le média congolais Bankablec .

De son côté, Ivanhoe prévoit d’installer d’ici la fin 2024 une capacité de production d’énergie de secours de 201 MW à Kamoa-Kakula. La capacité de production déjà installée sur le site à la fin septembre s’élève à 135 MW. Des négociations sont par ailleurs menées pour porter la disponibilité d’électricité importée à plus de 100 MW d’ici la fin de l’année, contre 65 MW à la fin du troisième trimestre.

Pour rappel, Kamoa-Kakula a livré 303 328 tonnes de concentré de cuivre pour les trois premiers trimestres de l’année. La fourchette de production révisée pour 2024 est de 425 000 à 450 000 tonnes, contre 440 000 à 490 000 tonnes initialement.

Emiliano Tossou

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07/10/2024 - La RDC cherche à renforcer la transparence dans la vente de son cuivre


 
COMM

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