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Le Botswana envisage d’augmenter ses intérêts dans le groupe De Beers

  • Date de création: 06 juin 2024 14:02

(Agence Ecofin) - En mai dernier, Anglo American a publié un plan de restructuration qui incluait la vente ou la scission de sa filiale De Beers, premier producteur mondial de diamants en matière de valeur. Si on ne sait pas encore si ce plan sera exécuté, l’État botswanais y voit une opportunité.

Le gouvernement du Botswana envisage d’augmenter « si cela est attractif » sa participation dans De Beers après que la société mère, Anglo American, a annoncé en mai dernier un plan de restructuration de portefeuille impliquant de scinder ou vendre l’entreprise. C’est ce qu’a indiqué cette semaine le président Mokgweetsi Masisi (photo), selon des propos rapportés par plusieurs médias internationaux.

Selon lui, si Anglo American décide de mettre à exécution ses plans, la vente de De Beers serait bénéfique pour le Botswana et l’État rechercherait un nouveau partenaire avec une vision à long terme qui s’aligne avec la sienne. « Cette industrie nécessite quelqu’un qui est là pour le long terme, car elle a ses hauts et ses bas », a déclaré le président Masisi, indiquant qu’une des caractéristiques d’un mauvais propriétaire est l’impatience.

Pour comprendre cette sortie du président botswanais, il faut se référer aux motivations derrière le plan de restructuration dévoilé en mai dernier par Anglo American. Alors que le géant minier basé à Londres faisait l’objet d’une tentative de rachat de la part de la compagnie BHP, elle a réagi en présentant à ses actionnaires une alternative censée leur apporter plus de valeur. La restructuration consiste notamment à retirer Amplats et De Beers du portefeuille d’Anglo American afin de concentrer l’entreprise sur le fer et le cuivre. Les deux filiales font en effet face à des difficultés, liées pour De Beers à la baisse actuelle des prix et de la demande de diamants.

A l’annonce du plan, le Botswana qui détient 15 % de participation dans De Beers et contribue pour 70 % à la production de diamants bruts de l’entreprise, a indiqué qu’elle fera tout son possible pour défendre ses intérêts. « Il est hors de question que nous nous permettions de nous rendre volontairement inutiles ou insignifiants. Le Botswana réagira donc de manière à protéger ses intérêts », avait déclaré le président Masisi. 

Lire aussi :

29/05/2024 - Après un énième refus, BHP renonce à racheter Anglo American

23/05/2024 - De Beers reste optimiste sur une amélioration de la demande de diamants


 
COMM

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