(Agence Ecofin) - En raison des troubles sociaux et politiques, les universités au Sénégal sont souvent contraintes de fermer leurs portes. Ce qui entraîne généralement une instabilité du calendrier académique. Un phénomène qui n’est pas sans conséquences financières.
400 milliards FCFA (663,8 millions USD), c’est le montant que l’Etat du Sénégal a dépensé depuis 2015 du fait du chevauchement des années académiques. « Le coût annuel estimé des années de chevauchement s’élève à 40 287 702 085 francs CFA. Si l’on considère ces chevauchements depuis 2025, cela représente plus de 400 milliards de francs CFA dépensés par l’Etat du Sénégal sur une décennie », a indiqué le ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation.
En dressant l’impact financier de l’instabilité du calendrier académique, le département ministériel veut en finir avec ce dysfonctionnement dont les conséquences sont entre autres, les mouvements sociaux organisés par les étudiants, les enseignants et le personnel d’administration. A la liste, il faut ajouter l’impact de la fermeture des universités comme ce fut le cas pendant la pandémie de Covid-19 et de récents bouleversements préélectoraux.
Pour en finir avec le chevauchement des années académiques, le ministère vient d’organiser un séminaire national sur la stabilisation du calendrier universitaire. L’événement qui s’est tenu du 31 mai au 2 juin a regroupé les acteurs de l’enseignement supérieur au Sénégal. Le séminaire a permis d’identifier, en plus de l’impact financier, d’autres mesures à prendre en compte telles que la fixation d’un calendrier pour l’orientation des bacheliers.
« Les orientations débuteront le 19 septembre 2024 et se clôtureront le 15 octobre. Ainsi, les bacheliers de cette année pourront s’inscrire dès le 21 octobre 2024, correspondant au troisième lundi du mois d’octobre », a fait savoir le ministère.
En outre, une mesure prise consiste au recrutement de 1 500 enseignants-chercheurs et de personnels administratifs et techniques afin de renforcer les capacités de recherche et d’encadrement au sein des établissements d’enseignement supérieur. Aussi, le ministère a fait savoir que dans la même lancée, un référentiel sera établi pour harmoniser les programmes de master à l’échelle nationale.
Vanessa Ngono Atangana
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