Facebook Agence Ecofin Twitter Agence Ecofin LinkedIn Agence Ecofin
Instagram Agence Ecofin Youtube Agence Ecofin Tik Tok Agence Ecofin WhatsApp Agence Ecofin

Une société américaine veut acheter de l’uranium à la mine Kayelekera au Malawi

  • Date de création: 03 septembre 2024 17:07

(Agence Ecofin) - Kayelekera est une mine suspendue depuis 2014 en raison de la faiblesse des prix de l’uranium. Son propriétaire a cependant entamé un processus de redémarrage de la production, dans le sillage de la hausse des prix et d’un regain d’intérêt pour l’énergie nucléaire.

L’australien Lotus Resources, propriétaire de la mine Kayelekera au Malawi, a signé deux accords pour vendre de l’uranium totalisant au moins 1,5 million de livres d’uranium sur la période 2026-2029. L’un des acheteurs annoncés est une filiale de Public Sector Enterprise Group (PSEG), société américaine basée dans le New Jersey.

PSEG devrait acheter un total de 800 000 livres d’uranium. L’accord n’est pas encore contraignant et reste soumis à une signature définitive dans les quatre prochains mois, ainsi qu’à la décision de Lotus de reprendre effectivement la production à Kayelekera. Un accord contraignant a déjà été obtenu avec le second acheteur, Curzon Uranium qui devrait recevoir 700 000 livres d’uranium sur les trois ans.

Curzon dispose aussi d’une option pour acquérir 300 000 livres supplémentaires d’uranium entre 2030 et 2032. Lotus a négocié un prix de vente fixe de l’uranium qui tiendra compte des prix à long terme publiés pour l’uranium à partir du moment de la première livraison.

Un contexte favorable

Les contrats d’approvisionnement conclus par Lotus illustrent la croissance de la demande d’uranium ces dernières années, en plein regain d’intérêt pour l’énergie nucléaire. Selon un rapport de World Nuclear Association, la demande d’uranium devrait augmenter de 28 % d’ici 2030 et presque doubler d’ici 2040. Dans le cadre de la transition énergétique, une vingtaine de pays, dont les États-Unis, ont annoncé en décembre dernier leur objectif de tripler la capacité nucléaire installée dans le monde d’ici 2050.

Ces perspectives s’accompagnent d’une hausse du prix de l’uranium qui a franchi cette année la barre de 100 dollars la livre, une première depuis 2007. C’est dans ce contexte que des compagnies ont relancé ces derniers mois plusieurs projets suspendus durant la période de baisse des prix et de la demande. C’est notamment le cas du projet Kayelekera, à l’arrêt depuis 2014, et qui devrait recommencer à produire de l’uranium. Grâce à un investissement initial de 88 millions de dollars, Lotus estime pouvoir produire 19,3 millions de livres en 10 ans.

Le redémarrage de la mine Kayelekera permettrait aussi au gouvernement du Malawi d’accroitre ses revenus miniers, dans un pays où le secteur représente environ 1 % du PIB. Le gouvernement détient 15 % d’intérêts dans le projet, et a droit à une redevance minière de 5 %. La compagnie est également soumise à un impôt sur les sociétés de 30 %.

Emiliano Tossou

Lire aussi:

23/07/2024 - L’uranium africain continue d’attirer les investisseurs basés en Australie


Emiliano Tossou
 
COMM

Photographie : un livre sur les forêts de la République du Congo

MMA : Francis Ngannou fait son retour dans la cage en direct sur Canal+ Sport 1 en Afrique

Les films et séries d’animation occidentaux bientôt interdits au Nigeria?

Paule-Renée Etogo : « Le Rebranding Africa Forum vise à repositionner l'image de l'Afrique »