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L’Afrique revient en force sur le marché international des capitaux, avec un premier record battu par l'Egypte

  • Date de création: 31 janvier 2017 10:38

(Agence Ecofin) - L'Afrique revient à l’offensive sur marché international des capitaux en 2017, avec près de 6,58 milliards $, déjà mobilisés par les pays, les institutions et les entreprises au cours du mois de janvier.

Avec ses 4 milliards $, reçus des investisseurs internationaux, l'Egypte domine sur ce segment. La république arabe a aussi battu un record de fonds collectés à une seule fois par un pays africain sur ce marché.

Les autres acteurs qui y ont eu accès sont la Banque Africaine de Développement (1,07 milliard $), African Finance Corporation (150 millions $ d'emprunts islamiques) et le groupe sud-africain Sibanye Gold, qui a mobilisé 1,35 milliard $, à travers un prêt syndiqué international. Dans le pipeline, d'autres recours au marché international de la dette sont déjà annoncés.

La Tunisie prévoit de mobiliser 2 milliards d'euros sur les marchés internationaux en 2017. Le Kenya a déjà recruté des banques pour lui arranger un eurobond de 800 millions $ et le Nigéria s'est prononcé pour un emprunt souverain de 1 milliard $. Sans oublier que l’Egypte devrait encore émettre des obligations islamiques.

L'année 2016 avait connu une baisse de régime dans l'accès des pays, institutions et entreprises au marché international de la dette. Pour ce qui est des pays, le Fonds Monétaire International recommande la prudence dans ce type d'opération, prenant pour argument les risques de volatilité qui encadre ce type d'opération.

Pourtant, les gouvernements de la région, dont les revenus dépendent fortement de l'exportation des matières premières, font face à de gros déficits budgétaire, sur fonds d'exigence de leurs populations pour une amélioration des conditions d'existence.

Les arbitrages sont difficiles pour les dirigeants qui doivent choisir entre emprunter sur leurs marchés locaux à des coûts élevés, avec un risque d'éviction du secteur privé, ou alors aller sur le marché international avec le risque de volatilité et d'exposition aux effets de change.

Idriss Linge


 
COMM

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