(Agence Ecofin) - Il faudra désormais s'habituer à ce nouveau terme dans les milieux de la finance en Afrique, à savoir "ZAR X". C'est la désignation du deuxième marché financier sud-africain, qui a annoncé mercredi 30 mars 2016, l'obtention de sa licence auprès du régulateur des marchés financiers en Afrique du sud. La jeune structure ne manque pas d'ambitions. Elle a déjà annoncé les couleurs à sa concurrente, qui accumule aujourd'hui une expérience de plus de 100 ans dans le domaine.
« C'est un grand moment, notamment pour des individus dont les revenus plutôt moyens, offrent des opportunités limitées d'investissement sur le marché financier actuel », a fait savoir Etienne Nel (photo), le CEO de ZAR X, dont un des objectifs est de réduire de 80% les fourchettes des frais actuels de cotation. « Maintenir une entreprise cotée sur le Johannesburg Stock Exchange est très onéreux », a-t-il fait remarquer.
La stratégie est déjà décliné, réduire les frais de conservation qui pèsent sur les frais des entreprises cotées, mais aussi permettre aux investisseurs de choisir s’ils veulent donner leurs ordres directement à moindres coûts, ou alors s'ils veulent passer par un broker à qui il est payé des frais. « Vous disposez de 10 000 rands que vous souhaitez investir. Sur le JSE vous serez contraint de passer par broker qui vous prendra au passage 85 rands par mois, soit 10% de votre objectif d'investissement, alors que chez nous il n'y aura pas cette barrière », a ajouté Mr Nel.
En plus de se montrer attractif pour les investisseurs, donc de vouloir stimuler la liquidité, ZAR X se veut aussi le marché financier où s'introduire par une procédure simplifié. Elle revendique déjà plusieurs demandes d'introduction, mais précise que, comme sur tous les marchés, il y aura des règles à respecter, notamment l'obligation d'avoir des comptes audités.
Le Johannesburg Stock Exchange a connu une journée plutôt positive avec une progression de 1,5% du JSE All Share Index, son principal indice. Sa directrice générale Nicky Newton-King a simplement déclaré que l'arrivée du challenger va apporter un plus dans l'univers déjà complexe des marchés des capitaux en Afrique du sud. « Mais ce sera bien de voir comment les clients, tout comme le régulateur, vont se retrouver dans cette nouvelle ère » a-t-elle commenté.
Idriss Linge

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