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RDC : le chinois Zijin vise 1 million de tonnes de cuivre par an à Kamoa-Kakula

  • Date de création: 29 septembre 2024 14:37

(Agence Ecofin) - En 2023, la République démocratique du Congo a dépassé le Pérou pour devenir le 2e producteur mondial de cuivre. Une progression soutenue notamment par le complexe cuprifère Kamoa-Kakula, qui présente actuellement une capacité de production annuelle de 600 000 tonnes.

Si elle se concrétise, une telle performance challengerait l’hégémonie de la mine de cuivre chilienne Escondida comme la plus grande au monde.

Le chinois Zijin Mining, co-propriétaire du complexe cuprifère Kamoa-Kakula en République démocratique du Congo, vise un objectif de production annuelle de 1 million de tonnes de cuivre pour cette exploitation. « Des recherches sont en cours et nous préparons des plans » a indiqué le président de la société Chen Jinghe dans une interview relayée par Bloomberg, sans donner plus de détails sur le calendrier ou l’investissement nécessaire.

Cette dernière devrait livrer environ 1,1 million de tonnes pour l’exercice 2024, et 1,2 à 1,3 Mt pour les exercices 2025 et 2026. Le nouvel objectif annoncé par Zijin ne permettrait donc pas à Kamoa-Kakula de dépasser la mine chilienne à court terme. Le complexe congolais peut néanmoins prendre et renforcer le statut de 2e producteur mondial de cuivre, actuellement détenu par la mine indonésienne Grasberg et ses plus de 700 000 tonnes de cuivre par an.

Un atout clé pour la RD Congo

Avec une capacité de production actuelle de 600 000 tonnes par an, Kamoa-Kakula est la plus grande mine de cuivre en République démocratique du Congo. Entrée en service en 2021, elle a contribué à la croissance de la production nationale ces dernières années, faisant passer le pays 2e producteur mondial en 2023, après avoir successivement dépassé la Chine et le Pérou.

Kamoa-Kakula contribue également au budget de l’État à travers la participation de 20% du gouvernement dans le projet, la redevance minière sur les revenus d’exportation ainsi que divers impôts et taxes. Zijin Mining et le canadien Ivanhoe Mines en sont les 2 principaux actionnaires, avec une participation de 39,6% chacun.

Kamoa-Kakula devrait être doté fin 2024 d’une fonderie d’une capacité de 500 000 tonnes par an. De quoi soutenir les efforts du gouvernement congolais pour développer une industrie locale de transformation de ses minerais.

Rappelons que le cuivre est essentiel à la transition énergétique mondiale, car utilisé dans diverses technologies bas carbone comme les véhicules électriques, les panneaux photovoltaïques et les éoliennes. La hausse de la production à Kamoa-Kakula pourrait contribuer à atténuer les risques de pénurie prévus par les observateurs.

Selon l’Agence internationale de l’énergie (AIE), la demande de cuivre devrait passer de 25,8 millions de tonnes en 2023 à 30,6 Mt en 2030, si les gouvernements respectent les engagements climatiques qu’ils ont annoncés. Dans un tel scénario, l’AIE précise que le marché connaitrait même un déficit de 2,2 millions de tonnes.

Emiliano Tossou


 
COMM

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