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Tellurian

Intelligence économique et IA : « La question n’est pas de savoir qui investit au Congo, mais quelles promesses sont tenues » (Tellurian Research)

  • Date de création: 28 septembre 2026 11:02

(TELLURIAN RESEARCH) - Tellurian Research, entreprise indépendante et innovante d’intelligence économique, a lancé une pratique pays consacrée à la République démocratique du Congo ainsi qu’une pratique sectorielle dédiée aux minerais critiques. Toutes deux reposent sur une collecte augmentée par l’IA et placée sous la supervision d’analystes. Son fondateur et directeur général, Arnon Epstein, explique ce que fait réellement la technologie, où elle s’arrête, pourquoi les institutions congolaises sont des clientes plutôt que de simples sujets d’étude, et pourquoi le cabinet tient un registre permanent comparant les engagements annoncés aux réalisations effectives.

La RDC a produit environ 3,4 millions de tonnes de cuivre en 2025, ce qui la place au deuxième rang mondial derrière le Chili, et fournit la grande majorité du cobalt mondial. Aucun pays ne peut bâtir une chaîne d’approvisionnement sûre pour les batteries, les réseaux électriques, les centres de données ou les équipements de défense sans traiter avec Kinshasa. Ces faits ne sont pas contestés et sont largement documentés.

Ce qui est beaucoup moins clair, pour les investisseurs, les prêteurs, les ministères, les administrations provinciales et les entreprises présentes dans le pays, c’est de savoir quels engagements liés à cette production sont effectivement honorés, par qui et sur la base de quelles preuves. Tellurian Research, cabinet indépendant d’intelligence économique, disposant de bureaux au Royaume-Uni et en RDC, qui associe collecte augmentée par l’IA et analyse humaine, a été créé pour répondre à ce manque.

Pourquoi avoir commencé par la République démocratique du Congo ?

Parce que c’est ici que les questions qui nous importent ont le plus d’importance, et que les réponses sont les plus difficiles à obtenir.

Je tiens toutefois à être précis dans la manière de le formuler, car il existe une interprétation simpliste de cette idée. La RDC n’est pas difficile à analyser au sens où l’entendent généralement les observateurs extérieurs. L’information ne manque pas : il existe des publications officielles, une presse congolaise sérieuse, des communications d’entreprises, des décisions de justice et des rapports d’audit, des données provinciales, des publications sectorielles, ainsi qu’une somme considérable de connaissances détenues par des professionnels qui travaillent dans ce secteur depuis trente ans. Le problème n’est pas la rareté de l’information. C’est que très peu de ces éléments sont reliés entre eux, et qu’ils sont encore plus rarement vérifiés à l’aune de ce qui s’est réellement produit par la suite.

La deuxième raison est que nous ne voulions pas créer un cabinet qui étudie le Congo à distance. Une société de recherche qui couvrirait ce pays uniquement depuis Londres ou Dubaï produirait des analyses soignées, mais légèrement erronées, sans même savoir qu’elles le sont. Nous avons des équipes sur place. Cela représente un coût, mais c’est précisément le coeur de notre démarche.

Vous présentez Tellurian comme disposant à la fois d’une pratique pays et d’une pratique sectorielle. Pourquoi les distinguer ?

Parce qu’elles répondent à des questions différentes, alors que la plupart des cabinets ont tendance à les confondre.

Une pratique sectorielle suit une matière première et une industrie : les réserves, les teneurs, les coûts, les projets en développement, les prix, les capacités de transformation, les technologies et les acheteurs. Une pratique pays s’intéresse à un État et à une société : le calendrier politique, la situation budgétaire, le fonctionnement réel des institutions, par opposition à leur représentation dans un organigramme, l’administration provinciale, la sécurité, la diplomatie régionale, ainsi que la manière dont la position de négociation d’un gouvernement se construit et les acteurs qui y contribuent.

Le secteur minier est l’un des domaines couverts par une pratique pays, mais ce n’est pas le seul. L’énergie, les lignes de transport, la banque, les télécommunications, l’agriculture et la construction s’inscrivent dans la même économie politique. Un client actif dans l’un de ces secteurs est exposé à la plupart des mêmes variables.

La RDC constitue notre première pratique pays. Les minerais critiques représentent notre première pratique sectorielle. Ici et aujourd’hui, les deux se recoupent presque entièrement, ce qui explique précisément pourquoi il était logique de commencer par les deux simultanément. Mais cette convergence ne sera pas toujours la règle. À terme, nous entendons accompagner en RDC des clients qui ne s’intéressent pas au secteur minier, ainsi que des clients miniers qui ne s’intéressent pas à la RDC.

« La plupart des erreurs coûteuses que nous observons résultent de l’utilisation de l’une de ces pratiques comme substitut de l’autre. »

Dans ce pays, une décision liée au cuivre peut dépendre d’une mesure réglementaire prise à Kinshasa, d’une contrainte énergétique dans le Lualaba, de la capacité des corridors vers l’Atlantique ou l’océan Indien, d’une évolution de la situation sécuritaire et d’une négociation impliquant un gouvernement étranger, alors même que la géologie est la partie que tout le monde maîtrise déjà.

Pouvez-vous donner un exemple concret de ce que signifie relier les informations entre elles ?

Prenons le cas d’une entreprise qui évalue un investissement lié au cuivre ou au cobalt. Une annonce officielle indique qu’un projet progresse. Prise isolément, l’information paraît positive.

Une évaluation utile doit également tenir compte des informations locales sur les attentes des communautés, de la situation de l’approvisionnement électrique, de l’évolution des capacités de transport, de la santé financière de l’opérateur, de la position générale du gouvernement dans les négociations et de l’éventuelle arrivée d’un autre partenaire stratégique. Aucun de ces éléments ne permet, à lui seul, de répondre à la question. La valeur réside dans leur mise en relation : distinguer une annonce procédurale d’un progrès réel, identifier les dépendances susceptibles de retarder la mise en œuvre et déterminer si les incitations politiques qui soutiennent le projet se renforcent ou s’affaiblissent.

Cette approche repose sur une discipline plus spécifique, et c’est celle que je citerais si l’on me demandait ce que nous faisons différemment. Nous tenons un registre permanent des engagements : ce qui a été annoncé, par qui, en lien avec quelle étape et accompagné de quels éléments de vérification. Nous comparons ensuite ces engagements à ce qui a effectivement été décaissé, construit, recruté ou expédié. Les annonces face aux réalisations. C’est un travail peu spectaculaire, mais c’est aussi ce que nous produisons de plus utile, car presque personne ne tient ce registre.

C’est également la partie de notre travail qui n’existerait pas sans la technologie. Une équipe de notre taille ne pourrait ni constituer ni maintenir manuellement un tel registre, avec un tel volume de données et sur autant d’années. C’est précisément pour cela que nous avons conçu ce système.

Presque tous les cabinets affirment aujourd’hui être « augmentés par l’IA ». Que fait réellement la technologie chez Tellurian ?

C’est une objection légitime. Pour être honnête, en 2026, cette expression ne dit plus rien à un client. Je vais donc être précis : elle remplit quatre fonctions.

Premièrement, elle élargit notre couverture linguistique. Notre collecte est multilingue par conception et ne se limite volontairement pas aux deux langues dans lesquelles ce secteur est généralement couvert. Une part importante des informations accessibles sur la propriété, le financement et les contrats d’achat de la production minière congolaise n’est tout simplement publiée ni en français ni en anglais. Une analyse fondée uniquement sur ces deux langues passe à côté d’une partie du tableau et, plus grave encore, ne dispose d’aucun moyen de savoir laquelle. La traduction automatique à grande échelle a discrètement supprimé cet obstacle pour ceux qui acceptent de concevoir leurs outils en conséquence.

Deuxièmement, elle apporte le volume et la continuité. Le système ne s’arrête jamais. Il travaille en continu sur les sources officielles et réglementaires, les communications des entreprises et les informations financières, les dossiers judiciaires, les publications sectorielles, ainsi que sur un large éventail de médias congolais et internationaux. Cela ne signifie pas que nous connaissons davantage de faits que les autres. Cela signifie que nous disposons d’une vision actualisée en permanence, au lieu de devoir la reconstruire le matin où un client nous sollicite. La plupart des cabinets repartent de zéro à chaque mission. Pas nous.

Troisièmement, elle permet la résolution d’entités. Une même entreprise peut apparaître sous plusieurs orthographes, au travers de différentes structures juridiques et selon plusieurs translittérations, dispersées entre registres, déclarations, dossiers judiciaires et articles de presse. Établir ces correspondances de manière fiable et à grande échelle n’est pas un travail qu’une équipe humaine peut accomplir seule. Les machines y excellent, et une grande partie de la substance de ce secteur se trouve précisément dans ces liens.

Quatrièmement, et c’est le point sur lequel j’insisterais, elle permet de détecter les changements. Les signaux les plus précieux dans ce pays prennent rarement la forme d’annonces. Il s’agit de mouvements discrets : une clause modifiée sans bruit dans un texte réglementaire, un chiffre d’exportation qui évolue dans une direction que personne n’explique, un changement de personnel qui écarte un décideur de ses fonctions, ou encore une déclaration d’entreprise qui cesse de mentionner un projet auparavant cité.

« Ces changements restent invisibles pour une personne qui lit de manière sélective, mais deviennent évidents pour un système qui lit tout. Les détecter tôt constitue l’essentiel de ce que nous apportons au cours d’une semaine donnée. »

Il existe un cinquième point, qui est peut-être le plus important pour un lecteur congolais. L’IA n’est pas le moyen par lequel nous évitons d’avoir des équipes dans ce pays ; elle est ce qui nous permet d’en avoir les moyens. La technologie prend en charge le volume, ce qui permet d’affecter le budget aux analystes, à l’expertise et au temps passé sur le terrain, autrement dit, à une connaissance approfondie d’un pays plutôt qu’à une couverture superficielle de quarante marchés. Un cabinet qui utiliserait l’IA pour remplacer ses équipes produirait précisément les analyses soignées, distantes et légèrement erronées que j’évoquais plus tôt.

Où la machine s’arrête-t-elle, et comment gérez-vous les erreurs et les biais ?

Elle s’arrête là où commence la responsabilité. L’IA peut mal interpréter une source, effacer le contexte qui en modifie le sens, reproduire les biais des données sur lesquelles elle a été entraînée ou présenter une déduction incertaine avec une assurance totalement injustifiée. Elle est la plus faible précisément sur les éléments qui comptent le plus ici : la signification d’un silence, la raison d’un calendrier, ou la manière dont une institution se comporte réellement, par opposition à ce que prévoit son mandat.

« Notre principe est simple : l’IA étend le champ d’action de l’analyste, mais elle n’étend pas sa responsabilité. »

L’évaluation des sources, l’interprétation, le jugement et le produit final restent donc entre les mains des équipes humaines. Nous considérons par ailleurs la fiabilité comme le résultat d’un processus, et non comme une étiquette définitivement attachée à une source. Une déclaration officielle fait autorité sur ce qu’un gouvernement a annoncé, mais ne dit rien sur la mise en œuvre qui suivra. Une source locale peut disposer d’un excellent accès dans une province et d’une visibilité très limitée ailleurs. Une communication d’entreprise peut être parfaitement exacte tout en présentant la lecture que l’entreprise souhaite privilégier.

Nos analystes évaluent la proximité de la source avec l’événement, sa fiabilité passée, ses motivations plausibles, la cohérence interne de l’information et sa corroboration par des sources indépendantes. Les affirmations importantes peuvent être reliées aux éléments qui les étayent. Les incertitudes significatives sont exposées plutôt que dissimulées.

Nous ne promettons pas de ne jamais nous tromper. Aucun fournisseur sérieux de renseignement ne peut le promettre, et celui qui le fait vend autre chose. Nous nous engageons en revanche à appliquer une méthode permettant de détecter rapidement les erreurs, de distinguer les faits confirmés des analyses et des questions encore ouvertes, et de rendre les fondements de chaque conclusion suffisamment visibles pour qu’ils puissent être discutés.

Il existe une tendance à parler du « Congo » comme d’un environnement opérationnel unique. Vous contestez cette vision.

Fermement, car elle coûte de l’argent.

L’économie industrielle du cuivre et du cobalt dans le Haut-Katanga et le Lualaba, d’une part, et l’économie des minerais artisanaux et de l’or dans les Kivus, l’Ituri et le Maniema, d’autre part, constituent des environnements opérationnels différents sur presque tous les aspects qui comptent commercialement : structures de capital, réglementation, logistique, sécurité, main-d’œuvre et contreparties.

Nous voyons régulièrement des actifs situés dans le Lualaba valorisés à l’aune des risques sécuritaires de l’Est, et des expositions dans l’Est évaluées selon les conditions de gouvernance du Sud. Ces deux erreurs sont courantes et coûteuses. Chaque publication que nous produisons précise la partie du pays qu’elle décrit. Cela peut sembler n’être qu’une petite règle éditoriale ; il s’agit en réalité d’un engagement analytique de fond.

Qui sont vos clients ?

On nous pose cette question moins souvent qu’on ne le devrait, et la réponse est volontairement plus large que ce que l’on imagine généralement.

Des investisseurs internationaux, des prêteurs, des acheteurs industriels et des institutions, bien sûr. Mais aussi des clients congolais : ministères et agences, administrations provinciales, entreprises publiques, banques, entreprises et cabinets d’avocats congolais.

Il s’agit d’un choix réfléchi, et non d’un geste de courtoisie. Un négociateur congolais assis face à un partenaire étranger connaît généralement moins bien les antécédents de ce dernier ailleurs dans le monde que celui-ci ne connaît la RDC. Cette asymétrie d’information est loin d’être anodine. En quarante ans, elle a contribué à la conclusion d’un grand nombre d’accords qui étaient déjà défavorables le jour de leur signature et qui l’étaient davantage encore dix ans plus tard. Or, c’est aussi un problème qui peut être résolu : il s’agit d’un problème de recherche, et la recherche est notre métier. Réduire cette asymétrie présente pour nous un intérêt commercial et, je le crois, une utilité pour ce pays.

Comment les intérêts congolais sont-ils intégrés dans les analyses préparées pour des clients internationaux ?

Ils doivent se trouver au cœur de l’analyse, et non dans un chapitre consacré aux relations avec les parties prenantes relégué en fin de document.

Les investisseurs décrivent habituellement les risques politiques, réglementaires et communautaires comme des menaces extérieures pesant sur un projet. Très souvent, ils sont autre chose : des signaux indiquant que les attentes locales, la répartition des bénéfices ou les priorités institutionnelles n’ont pas été suffisamment comprises dès le départ. Les considérer comme des phénomènes extérieurs plutôt que comme des informations conduit à une mauvaise évaluation des projets.

Nous examinons les effets d’un projet sur l’État, les autorités provinciales, les entreprises congolaises, les travailleurs et les communautés, ainsi que les points sur lesquels leurs intérêts convergent ou divergent. Il ne s’agit pas principalement d’une considération éthique, même si elle l’est aussi. Cela détermine si un accord conservera sa légitimité politique, si le calendrier de mise en œuvre est réaliste et si un investissement pourra survivre à son propre cycle de vie.

Cette approche doit également écarter une idée encore étonnamment répandue à l’étranger : celle selon laquelle la RDC serait simplement un terrain sur lequel des puissances étrangères s’affrontent. Ce n’est pas le cas. C’est un pays doté de ses propres institutions, priorités, entreprises, travailleurs et communautés, qui cherchent tous à obtenir une plus grande part de la valeur créée par ses ressources. Toute analyse qui ignore la capacité d’action des Congolais interprétera mal le marché et finira par mal évaluer le risque.

Qu’est-ce que Tellurian n’est pas ?

Cela mérite d’être dit clairement, car les frontières peuvent facilement devenir floues.

Nous ne sommes pas des lobbyistes. Nous ne représentons aucun gouvernement et ne défendons la position d’aucun État. Nous ne servons pas d’intermédiaires dans des transactions et nous ne prenons pas de participations dans les actifs sur lesquels nous écrivons : être rémunéré pour avoir raison et être rémunéré pour se montrer enthousiaste sont deux métiers différents, qui ne devraient pas être exercés sous le même toit.

Nous ne remplaçons pas les conseillers juridiques, techniques, environnementaux ou sécuritaires spécialisés. Notre rôle consiste à fournir au client une vision plus large de son environnement opérationnel, à lui indiquer les sujets qui méritent son attention et à lui permettre d’aborder ces échanges spécialisés mieux informé qu’il ne l’aurait été autrement.

Enfin, nous ne vendons pas de verdict sur ce pays. Il existe un marché pour ceux qui affirment que la RDC est ouverte aux affaires, et un autre pour ceux qui la jugent impraticable. Les deux sont saturés, faciles à alimenter et peu utiles à quiconque doit prendre une véritable décision.

arnonArnon Epstein, CEO de Tellurian Research

Comment décririez-vous le nouvel équilibre des pouvoirs qui se dessine autour des ressources de la RDC ?

À un niveau général, l’évolution la plus importante tient au fait que les minerais critiques ne sont plus considérés comme de simples matières premières. Ils sont désormais traités comme des actifs stratégiques liés à la sécurité nationale, à la politique industrielle et à la transition énergétique. Cette évolution a conduit les gouvernements à entrer directement dans des discussions auparavant réservées aux entreprises.

La Chine est profondément implantée dans l’économie minière congolaise et a bâti une grande partie de l’industrie moderne du cuivre dans le pays. Cela doit être énoncé comme un fait, et non comme un reproche. Les États-Unis, les pays européens, les États du Golfe, l’Inde et d’autres acteurs cherchent désormais à renforcer leurs positions dans les secteurs minier, des infrastructures, de la transformation et des contrats d’achat. Le terrain est beaucoup plus encombré que ne le laisse penser l’idée d’un affrontement à deux, et le Golfe, en particulier, est passé d’une position périphérique à un rôle de premier plan, ce qui explique en partie le choix du lieu de notre siège.

Pour la RDC, cette concurrence constitue un levier. Mais disposer d’un levier ne signifie pas nécessairement en tirer un bénéfice. Le levier se transforme en avantage lorsque les conditions sont précises avant la signature, lorsqu’un acteur indépendant peut vérifier qu’elles ont été respectées et lorsque le non-respect d’un engagement entraîne une conséquence. Lorsque ces conditions ne sont pas réunies, la concurrence ne produit que des annonces.

« Les gagnants ne seront pas les partenaires qui font les annonces les plus spectaculaires. Ce seront ceux dont on pourra encore démontrer, cinq ans plus tard, qu’ils ont tenu parole. »

C’est une question de preuves plutôt que d’opinions, et c’est précisément pour y répondre que nous avons créé ce cabinet.

Ce modèle peut-il être reproduit ailleurs, et sur quels critères Tellurian devra-t-elle être évaluée dans trois ans ?

Il a été conçu pour être reproduit, mais pas en se contentant de changer le nom du pays sur un tableau de bord. Chaque marché exige sa propre architecture de sources, ses capacités linguistiques, son réseau d’experts et sa propre compréhension des institutions. La couche technologique peut facilement être déployée à grande échelle. En revanche, une connaissance locale crédible doit être construite volontairement, lentement et dans le pays concerné.

Notre ambition est de nous développer de manière sélective dans d’autres pays et d’autres secteurs où les enjeux stratégiques sont élevés et où l’information demeure fragmentée. Mais le premier test est notre capacité à atteindre ici une véritable profondeur d’analyse.

Dans trois ans, notre réussite ne se mesurera ni au volume d’informations traitées ni au nombre de fois où nous aurons prononcé le mot « IA ». Elle dépendra de la capacité des décideurs, congolais comme internationaux, à considérer Tellurian comme une source fiable de clarté sur un marché où celle-ci est réellement difficile à obtenir. J’ajouterais un critère que nous prenons très au sérieux : les lecteurs congolais reconnaissent-ils leur propre pays dans nos analyses ? Si ce n’est pas le cas, nous ne faisons pas correctement notre travail, quoi qu’en disent nos clients.

À propos de Tellurian Research

Tellurian Research est un cabinet indépendant d’intelligence économique qui fournit une veille et des analyses stratégiques augmentées par l’IA et vérifiées par des experts, à la croisée du risque pays et de l’expertise sectorielle. Disposant de bureaux au Royaume-Uni et en République démocratique du Congo, le cabinet consacre sa première pratique pays à la RDC et sa première pratique sectorielle aux minerais critiques.

Pour plus d’informations, veuillez consulter le site internet : https://tellurianresearch.com/fr/

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