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Les banques cotées sur le Nairobi Securities Exchange ont connu un premier trimestre 2017 difficile

  • Date de création: 28 juin 2017 09:55

(Agence Ecofin) - Les 11 banques cotées sur le Nairobi Securities Exchange) ont connu un premier trimestre difficile, a constaté l’agence Ecofin à la suite de la publication des performances financières sur la période concernée. Presque toutes ont enregistré un résultat net par action négatif.

En moyenne cet indicateur qui mesure la profitabilité des activités de prêts, a reculé de 8,6% pour la période s’achevant au 31 mars 2017, contre une progression de 13,6% à la même période en 2016, selon des données fournies par des analystes kényans. Cette contreperformance est attribuée à la loi sur l’encadrement des taux applicables par les banques. Le dispositif juridique entré en vigueur depuis mi-2016, fixe un plancher pour la rémunération des dépôts et un plafond pour les intérêts à percevoir sur les prêts accordés à la clientèle.

Les autorités kényanes avait défendu cette loi, au motif qu’elle sera une solution au faible taux d’accès au crédit au Kenya, notamment pour les petites et moyennes entreprises. Elle espérait qu’en limitant les taux, la demande de crédit serait facilitée et les remboursements moins contraignants. Aujourd’hui la banque centrale dit qu’elle mènera une étude sur l’impact de cette régulation.

Dans les faits, seuls les dépôts de la clientèle en hausse de 11,7 % au premier trimestre 2017, ont connu une bonne performance, comparé à la même période l’année précédente (10,8%).

L’encours des créances douteuses accumulées par ces banques, est passé à 11,6% au 31 mars 2017, contre 8,1% en 2016. Cela a contraint à réduire la valeur créée pour les investisseurs, notamment du fait des provisions pour risque de non remboursement, de 47,2% à 51,2%.

En plus de ces défis de conjoncture, les banques cotées au Kenya, comme toutes les banques commerciales de ce pays, font face à un recours de l’administration en charge des recettes fiscales. Le fisc a opéré un redressement de près de 4,6 milliards de shillings kényanes (environ 46 millions $) pour le non-paiement des taxes sur les frais perçus à l’occasion des études de dossiers de prêts. Une action qui en rajoute à la colère des banques, qui reprochent aux autorités de les empêcher de se rémunérer normalement pour le niveau de risque pris avec leurs clients.

Idriss Linge



 
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