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Va-t-on vers un nouveau clash boursier ?

  • Date de création: 27 mars 2013 04:16

(Agence Ecofin) - La déconnexion entre les marchés euphoriques et la morosité de l’économie réelle dans les pays industrialisés posent bon nombre de questions. Myret Zaki livre dans le magazine suisse Bilan une analyse sur le sujet.

L’indice Dow Jones a touché des sommets historiques ce mois. Le S&P 500 a gagné 129% depuis 2009, une bulle encore plus phénoménale que celles de 1997-2000 (+106%), et de 2002-2007 (+101%). Le Nikkei, le DAX et le SMI ont atteint cette année leur plus haut niveau depuis 2008, le Cac 40 et l’Euro Stoxx depuis 2011. Des chiffres qui coïncident normalement avec un boom économique, une forte croissance, une baisse du chômage et des gains de productivité. Alors que les chiffres fondamentaux affichent l’inverse.

Ce qui se passe, selon elle, c’est qu’ « aux Etats-Unis, comme au Japon, les deux pays qui utilisent le plus la planche à billets, les banques centrales se sont offert un rallye à crédit. Avec 8000 milliards de monnaie imprimée, il est possible de s’offrir un faux rallye. Nominal et non réel, il repose entièrement sur la dévaluation monétaire. » Cela n’est pas le cas de l’Europe, mais la crise de la dette et l’exemple chypriote pour la résoudre font resurgir la crainte d’une fuite des capitaux.

« L’écart extrême qu’on observe actuellement entre l’envolée de l’indice MSCI Monde et les prévisions moroses de l’indicateur IFO allemand s’était manifesté, la dernière fois, à la veille du krach boursier de 2000.»

Face à un tel écart, il ne peut y avoir que deux solutions, soit l’économie s’améliore de façon spectaculaire, soit les indices se corrigent de façon tout aussi spectaculaire. La deuxième option semble la plus réaliste et des économistes de renom évoquent déjà un rapide retournement des marchés. Robert Wiedemer, qui avait prédit avec exactitude l’effondrement de 2007-2008, parle d’une correction qui, dans le pire des scénarios, peut aller jusqu’à 90%.

Les gros investisseurs n’ont pas attendu et Warren Buffett, John Paulson et George Soros ont récemment vendu en masse des titres de consommation et de bancaires américaines.

A noter qu’une chute du marché des actions impliquerait forcément un repli des capitaux sur les marchés jugés plus stables et sur les valeurs refuges.

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