Facebook Agence Ecofin Twitter Agence Ecofin LinkedIn Agence Ecofin
Instagram Agence Ecofin Youtube Agence Ecofin Tik Tok Agence Ecofin WhatsApp Agence Ecofin

Johnnie Carson, n°1 de la diplomatie americaine en Afrique denonce les pratiques chinoises

  • Date de création: 24 novembre 2011 10:25

(Agence Ecofin) - « Les entreprises américaines investissent largement en Afrique mais elles n'amènent pas des milliers et des milliers de travailleurs américains pour faire les boulots non qualifiés » en Afrique. Ces propos emanent de Johnnie Carson, secrétaire d'Etat américain adjoint aux Affaires africaines.

« Comme ils investissent (les Chinois, ndlr), nous espérons qu'ils vont employer de la main d'oeuvre africaine, respecter les normes locales sur le travail, payer des salaires décents, former leur personnel, partager la technologie », ajoute le haut responsable à l’adresse des entreprises et investisseurs chinois.

Avec des reserves financières disponibles d’environ 2500 milliards $ (equivalent du PIB de la France), l’offensive commerciale et financière chinoise en Afrique s’est traduite par des échanges avec l'Afrique de 126,9 milliards $ (93,8 milliards d'euros) en fin 2010. Ce bond de 40% des echanges font desormais de la Chine le premier partenaire economique de l’Afrique.

Dans le domaine du financement et de la construction des infrastructures africaines, la Chine a considerablement augmenté ses engagements en proposant à certains etats africains « la modalité angolaise », en vertu de laquelle le remboursement du prêt souverrain s’effectue sous la forme de livraison de ressources naturelles avec un «discount» par rapport au prix du marché international. Dans ce type d’arrangement, qui est de plus en plus utilisé pour les pays qui ne peuvent pas «fournir de sûreté adéquate» pour garantir leurs engagements d’emprunts, les fonds ne sont jamais transférés directement au gouvernement.

Un accord-cadre est passé avec le gouvernement pour le financement et la réalisation d’un programme d’infrastructure par une entreprise chinoise. Parallèlement, le gouvernement africain attribue à une compagnie pétrolière ou minière chinoise des droits d’exploitation de ressouces naturelles qui serviront à rembourser le prêt selon un accord de partage de production.

Les term sheet des prêts chinois aux gouvernements africains offrent souvent des taux d’interet compris entre 1% à 6%, un différé d’amortissement de deux à dix ans et des échéances de remboursement pouvant aller jusqu’à 30 ans. Le deblocage des prêts n’etant pas conditionné par le respect par les gouvernements africains des «Droits de l’homme» definis par la communauté internationale.

 

459_angola
Fonctionnement de la modalité angolaise



 
COMM

Photographie : un livre sur les forêts de la République du Congo

MMA : Francis Ngannou fait son retour dans la cage en direct sur Canal+ Sport 1 en Afrique

Les films et séries d’animation occidentaux bientôt interdits au Nigeria?

Paule-Renée Etogo : « Le Rebranding Africa Forum vise à repositionner l'image de l'Afrique »