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Télécommunications : les régulateurs de l’AES s’unissent pour harmoniser leurs pratiques

Télécommunications : les régulateurs de l’AES s’unissent pour harmoniser leurs pratiques
  • Date de création: 24 septembre 2026 14:54

(Agence Ecofin) - Les pays de l’AES renforcent leur coopération numérique, considérée comme un levier de développement socio-économique. Ils ont ainsi créé, en avril 2025, un cadre commun pour la protection des données.

Les régulateurs des télécommunications du Burkina Faso, du Mali et du Niger veulent renforcer leur collaboration pour mieux coordonner leurs actions face aux enjeux communs du secteur. Cette démarche vise à favoriser le partage d’informations et d’expériences au sein de l’Alliance des États du Sahel (AES).

La signature de la convention de coopération est prévue vendredi 25 septembre à Ouagadougou, entre l’Autorité de régulation des communications électroniques et des postes du Burkina Faso (ARCEP Burkina Faso), l’Autorité malienne de régulation des télécommunications, des technologies de l’information et de la communication et des postes (AMRTP) et l’Autorité de régulation des communications électroniques et de la poste du Niger (ARCEP Niger). La convention sera signée sous le co-patronage des ministres chargés du numérique des trois pays.

Un cadre commun pour la régulation dans l’espace AES

La convention prévoit la création du Conseil des régulateurs du Sahel (CRS), qui servira de cadre permanent aux trois autorités. Il doit faciliter la coordination de leurs actions et la conduite d’initiatives communes dans les domaines relevant de leurs compétences.

Les régulateurs veulent en particulier travailler sur l’itinérance communautaire au sein de l’espace AES, la protection des consommateurs, la cybersécurité ainsi que la gestion et le contrôle des fréquences. La coopération portera aussi sur la reconnaissance mutuelle des équipements homologués, le développement des infrastructures et la régulation des activités postales transfrontalières, ainsi que sur l’introduction coordonnée des technologies émergentes.

Les trois autorités prévoient enfin de rapprocher leurs positions dans les instances internationales et de défendre les intérêts communs de l’espace AES sur les questions intéressant les secteurs des communications électroniques, des TIC et des postes.

Des enjeux qui dépassent la régulation

Cette initiative vient formaliser davantage les efforts de coopération déjà engagés par les trois pays dans le domaine du numérique. Ce front commun réglementaire intervient dans un contexte de transformation numérique accélérée, marqué par l’essor des télécommunications, la multiplication des services numériques et l’émergence de nouvelles technologies.

Par exemple, la cybersécurité est devenue un enjeu incontournable alors que « les États de l’AES font face à des menaces sans précédent, caractérisées notamment par des cyberattaques sophistiquées, la désinformation, l’escroquerie électronique et l’infiltration de systèmes critiques ». Cette tendance concerne l’ensemble du continent, dans un contexte de transformation numérique accélérée. Interpol estime à au moins 5 milliards de dollars les dommages économiques directs causés par la cybercriminalité en Afrique en 2025.

La reconnaissance mutuelle des équipements homologués s’inscrit dans la même logique. L’homologation permet aux autorités de vérifier qu’un équipement de télécommunications répond aux exigences techniques et de sécurité avant sa mise sur le marché ou son utilisation sur les réseaux. Elle vise principalement à limiter les risques d’interférences, à garantir la compatibilité avec les infrastructures existantes et à protéger les utilisateurs.

Enfin, l’introduction coordonnée des technologies émergentes répond à l’évolution rapide du secteur. La 5G et les solutions de connectivité par satellite, dont l’usage progresse sur le continent, illustrent ces nouvelles technologies auxquelles les régulateurs doivent adapter leurs cadres. Leur déploiement soulève des questions de gestion des fréquences, de sécurité des réseaux, de protection des données et de coexistence avec les infrastructures existantes.

Isaac K. Kassouwi

Edité par Sèna D. B. de Sodji

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30/10/2025 - Cybersécurité : À Bamako, les pays de l’AES s’engagent à faire front commun

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